Éducation populaire autonome

1 août 2005
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ou l’éducation à vie

Lorsqu’on parle d’éducation, on pense souvent systématique­ment aux écoles, aux professeurs, aux étudiants. Cependant, ce domaine est bien plus large et va au-delà des institutions sco­laires. L’éducation populaire autonome (ÉPA), bien qu’elle soit peut-être un peu moins connue, a un impact direct dans la vie des personnes et des collectivités.

Au Québec, l’éducation po­pulaire autonome est née en 1978, alors que des groupes d’éducation aux adultes se réunissaient. Un débat entou­rant la définition de l’ÉPA a alors permis de mettre des mots sur ce principe unique.

Le Mouvement d’éducation populaire et d’action com­munautaire du Québec (MÉPACQ). définit l’ÉPA comme étant « l’ensemble des démarches d’apprentissage et de réflexion critique par les­quelles des citoyens et citoyen­nes mènent collectivement des actions qui amènent une prise de conscience individuelle et collective au sujet de leurs con­ditions de vie ou de travail, et qui visent à court, moyen ou long terme, une transformation so­ciale, économique, culturelle et politique de leur milieu ».

En moins de mots, les groupes qui œuvrent dans le domaine de l’ÉPA sont des entités démocratiques qui permettent aux citoyens et citoyennes qui ont généralement peu ou pas de pouvoir une prise en charge de leur condition et de celle de leur collectivité, dans le but d’une transformation de leur milieu.

En Estrie, il existe près de 25 groupes d’ÉPA, presque tous concentrés dans le champ de la défense collective des droits. De ces groupes, 17 font partie de la Table ronde des OVEP de l’Estrie (TROVEPE), OVEP signifiant « organismes volon­taires d’éducation populaire ».

La TROVEPE compte donc comme membres des groupes à caractères variés, dont le journal Entrée Libre, le Col­lectif régional d’éducation sur les médias d’information (CRÉMI), le centre des femmes La Parolière, La Chaudronnée, l’Association des locataires et bien d’autres. Ces groupes ont la chance de se rencontrer pour pouvoir par­tager et définir des orientations communes grâce à la TROVEPE.

En outre, la TROVEPE est elle-même impliquée dans plusieurs causes sociales et surveille de près certains dos­siers, dont ceux de la recon­naissance et du financement des organisme communautai­res, des luttes sociales au Québec et, plus largement, de la mondialisation et des accords de libre-échange.

 

 

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