Impasse dans les négociations
Les enseignants et enseignantes du Québec sont en négociations depuis quelques mois avec la ministre du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, après que leur convention collective ait échu, en juin 2003. Bien que les pourparlers semblaient vouloir mener à un règlement à la fin de la dernière année scolaire, ils se sont terminés dans une impasse, au grand dam des professeur-e-s.
« Le renouvellement d’une convention collective est aussi l’occasion d’améliorer les conditions de travail », précise la présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, Marion Bernard. « Dans le domaine de l’enseignement, cela est directement relié avec les conditions d’apprentissage des étudiants et étudiantes. »
Le cœur de la demande, c’est d’améliorer les services aux élèves en difficulté. En effet, les ressources sont insuffisantes dans la plupart des écoles et beaucoup d’élèves se retrouvent pénalisés par ce manque. Ensuite, les professeurs-es souhaitent qu’on diminue le nombre d’élèves par groupe, ce qui profiterait à tous et toutes.
Bien que les négociations ne concernent pas la Réforme de l’éducation en tant que telle, les demandes du personnel enseignant sont en lien avec sa réussite ou son échec. « La Réforme alourdit la tâche des professeur-e-s », souligne Manon Bernard. Une augmentation des services et une diminution du nombre d’élèves par classe les aiderait donc à appliquer la Réforme d’une manière plus adéquate.
Les enseignants et enseignantes tenteront donc de pousser le gouvernement à un règlement, à l’automne, avec le « grand dérangement », un moyen de pression qui consistera à ne faire que k travail de base. « Travail qui prendra déjà tout notre temps », soulève Marion Bernard.
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Question d’équité…
Malgré des progrès notables, les enseignantes universitaires sont encore nettement moins payées que leurs collègues masculins, selon une étude de Statistiques Canada.
Source Nouvelle–Express Emploi, Vol. 6 No 1, juillet 2005



