Action communautaire autonome
Trente octobre 1989, importante journée de sensibilisation nationale à l’échelle québécoise sous le thème : « Nous reconnaissez-vous ? » organisée par la Coalition des organismes communautaires du Québec (COCA). Vingt-trois octobre 2002, journée de mobilisation nationale sous le thème « Et maintenant… nous reconnaissez-vous ? » organisée par le Comité aviseur de l’action communautaire autonome (ACA).
La question est simple nous reconnaissez-vous ? ? ?
Oui, nous reconnaissez-vous après tant d’aimées ? C’est la question que l’ensemble, des organismes populaires et communautaires (près de 4000 à travers le Québec) a posé au gouvernement québécois de même qu’au Parti libéral du Québec et à l’Action démocratique du Québec qui devraient se retrouver en campagne électorale le printemps prochain. Près de cinq milles militantes et militants d’organismes d’ACA, dont plus de 180 provenant de l’Estrie, ont exprimé leurs appréhensions face à la mise en œuvre de la Politique gouvernementale s’intitulant « L’Action communautaire une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec ». Le gouvernement a beau avoir adopté cette politique en juin 2001, il n’en demeure pas moins que le mouvement communautaire autonome demeure inquiet pour les raisons suivantes trop de ministères font la sourde oreille aux acquis reconnus par la politique aux organismes communautaires autonomes;, l’attribution des budgets supplémentaires annoncés en appui à la mise en œuvre se fait toujours attendre.
Des centaines de groupes
Les groupes populaires et communautaires autonomes sont nés des besoins exprimés par la population. Leurs champs d’application sociale sont nombreux action bénévole, alphabétisation populaire, communications, consommation, éducation à la solidarité internationale, environnement, famille, femmes, jeunes, logement, loisirs, personnes handicapées, réfugiés, personnes immigrantes, communautés ethnoculturelles, etc. Et vous, vous reconnaissez-vous à travers nous ?
Par cette mobilisation nationale, les groupes d’action communautaire autonome ont voulu rendre visible leur détermination à être reconnus et financés pour ce qu’ils sont: des organismes autonomes de transformation sociale et non des succursales de l’État dirigées par les réseaux institutionnels. Depuis leur existence, les groupes ont travaillé principalement sur les causes des problèmes sociaux et lutté pour une société basée sur la justice et la paix afin que les droits des plus faibles soient respectés.
Un journal communautaire
Le journal communautaire ENTRÉE LIBRE s’inscrit dans ce mouvement et revendique une reconnaissance et un financement qui lui permettent de répondre à sa mission. Depuis sa fondation en 1986, la situation financière du journal a toujours été critique (remettant souvent en cause sa survie) et le restera tant et aussi longtemps que cette politique ne sera pas appliquée. ENTRÉE LIBRE fournit une information différente (autonome) de la presse commerciale et tente d’apporter une réflexion critique sur les enjeux de notre société. En témoigne l’actualité où résonnent encore à travers le monde canons et armes de destruction massive.



