Faut « pousser fort » pour faire valoir son art…

1 août 2003
| Aucun auteur

Centre de production des arts de la scène

En 1985, les organismes culturels de la région sherbrookoise, installés dans l’ancienne école Racine située sur la rue Kitchener, entamaient leurs premières démarches auprès du gouvernement dirigé par le Parti libéral. Leur revendication ? Un lieu de production convenable pour les compagnies de danse et de théâtre sherbrookoises.

Ce n’est que 18 ans plus tard que ces orga­nismes voient leur recours aboutir : l’ancienne ministre d’État à la Culture et aux Commu­nications, Mme Diane Lemieux, a annoncé, le 6 mars 2003, l’accord de principe du gouver­nement du Parti québécois en faveur de l’éla­boration d’un plan d’action. Un Centre de pro­duction des arts de la scène sera donc construit à Sherbrooke, au cœur de la ville, à l’angle des rues Dépôt et Aberdeen. On songe à le baptiser « Jean-Besré », en l’honneur du grand comédien d’origine sherbrookoise ayant laissé ses em­preintes sur la scène théâtrale partout au Québec. Ce centre fera la fierté de la population sherbrookoise, entre autres, des organismes concernés par ce nouveau développement : les compagnies de danse Corps et Graff, Axile et Sursaut, celles de théâtre du Double Signe et L’aire de Jeux Inc, ainsi que la Musiqueterie. Viendront s’ajouter à cette liste le Petit Théâtre de Sherbrooke et le Théâtre des petites lanter­nes, installés actuellement sur Wellington Nord.

La partie n’est pas gagnée

Malgré l’obtention de l’accord de principe, les membres des organismes culturels concernés ne crient pas victoire. Ils ont cessé leur course effrénée sur le tapis roulant des jongleries politiques, mais rien n’est acquis pour autant. D’ailleurs, l’échéancier exact des travaux n’a pas encore été annoncé… On a parlé de 2003, on s’attarde maintenant à la fin 2004… À qui la faute ? À quand la concrétisation des belles promesses ? À quand le déménagement ?

 

_____

Conversations téléphoniques

Après avoir questionné M. Gilles Marcoux quant à l’accord de principe signé entre le gouvernement du Québec et la Ville de Sherbrooke, il m’a affirmé que selon l’information qu’il possédait, il n’y avait aucun changement à ce niveau. Mais pour ce qui est du développement, il m’a conseillé de me référer à Mme Diane Pelletier, directrice générale de la Com­mission de la Culture et des Communications. Donc, à la suite de cet entretien téléphonique, j’ai contacté Mme Diane Pelle­tier. Sa réponse ? « Je sais que l’accord de principe tient toujours, mais vous devriez vous adresser à la Ville pour en apprendre davantage sur le déroulement ». La balle est lancée d’un clan à l’autre, mais les réponses demeurent dans le néant…

Peu de résultats concernant l’accord de principe ont été obtenus à la suite de la conversation téléphonique tenue avec un
membre de la compagnie de danse Sursaut. On sait que l’entente entre ministres et gouvernement tient toujours mais rien à propos du déroulement… Par contre, M. Yves Masson, chef de la Division de la Culture et de la bibliothèque de Sherbrooke, soutient que la Ville et les ministères vont de l’avant avec le projet. La liste des besoins des artistes a été établie et le concours d’architecture devrait débuter dans les prochains mois. Malgré le gel des ministères, M. Masson demeure optimiste : « Avec la présentation du nouveau budget, une rencontre entre les différents députés est nécessaire pour faire le point. Mais la Ville est très confiante quant à la réalisation du projet. »

 

 

Partager :

facebook icontwitter iconfacebook icon