Nous revoici au cœur d’une campagne électorale fédérale et le sort des chômeurs et chômeuses ne s’est toujours pas amélioré. Malgré les belles promesses de Paul Martin avant les élections de juin 2004, rien n’a été fait afin de redonner son caractère universel au régime d’assurance-chômage canadien. Les libéraux de Paul Martin ont encore fait la sourde oreille à nos revendications légitimes pourtant partagées par une partie importante de la population québécoise.
Même la fragilité de leur pouvoir à gérer un gouvernement minoritaire ne les a pas incités à calmer les angoisses des travailleurs et travailleuses les plus précaires. Ils ne peuvent ignorer que les gens, conscients du détournement de 50 milliards de dollars de la caisse d’assurance-chômage, n’ont pu les soutenir au printemps 2004. Ce scandale et celui des commandites leur feront sûrement perdre encore plusieurs sièges au Québec en 2006.
Pourtant les occasions ont été nombreuses
Les occasions n’ont toutefois pas manqué de régler cette importante question au cours des 18 derniers mois. Les députés du Bloc québécois n’ont cessé de rappeler, aux trois ministres des Ressources humaines qui se sont succédé, l’urgence de bonifier le régime d’assurance-chômage. Ce même parti politique a déposé aux Communes deux projets de loi (C-278 et C-280) et un comité permanent de la Chambre des communes a rédigé un rapport recommandant de nombreux correctifs dans le sens de ces dits projets de loi. Plusieurs députés libéraux ont endossé ce rapport pour ensuite voter contre l’adoption de ces bonifications soumises à la Chambre des communes.
Cet automne, des dizaines de milliers de citoyens et citoyennes du Québec ont exigé du premier ministre, Paul Martin, la bonification du régime d’assurance-chômage. Ces personnes ont signé et lui ont expédié une carte postale à l’appel du MASSE (Mouvement Autonome et Solidaire des Sans-Emploi). Nous tenons à remercier particulièrement les quelque 5000 Estriens et Estriennes qui ont pris part à cette campagne. Malheureusement, Paul Martin n’a rien fait, même si environ le tiers du surplus annuel fédéral, lui permettant de distribuer de gros cadeaux pré-électoraux, provient encore de la caisse d’assurance-chômage.
Assez ! C’est assez !
Lors de la campagne électorale de 2004, Paul Martin et ses ouailles nous demandaient de faire confiance à la nouvelle équipe du tout nouveau « Parti libéral »… Les 18 derniers mois ont prouvé que ce néo-gouvernement n’avait aucune volonté politique d’améliorer le sort des sans-emploi. Lors du prochain rendez-vous électoral, le Québec ne pourra pas faire confiance à cette bande de voleurs et de menteurs. Assez ! C’est assez !



