Un organisme du gouvernement du Québec vient de recommander de doubler nos frais de scolarité. En effet, le Conseil des Universités dans son dernier Avis au ministre de l’Éducation, recommande d’aller chercher dans les poches des étudiants une partie de l’argent qui manque aux universités québécoises. Alors que nous étudions dans des universités sous-financées, que la qualité y va sans cesse en se dégradant, que la jeunesse du Québec est aux prises avec un des pires taux de chômage en Occident, que notre taux de diplomation universitaire se situe à un niveau inférieur de celui de l’Ontario, on propose de rendre plus difficile l’accès à l’université. L’année internationale de la jeunesse vient à peine de se terminer que nous sommes déjà l’objet d’une farce ignoble.
Cette offensive vers la hausse de nos frais de scolarité survient au moment où l’AFEUS s’apprête à débattre de la question du financement des universités, des coupures de budget et de la qualité de l’éducation à l’Université de Sherbrooke.
Cette tentative de faire reculer l’idée de gratuité scolaire au Québec et, partant, du droit à l’Éducation, imbrique désormais le débat sur la qualité de l’éducation avec la question de l’accessibilité à l’enseignement post-secondaire. La qualité de l’éducation : parlons-en donc !



