Prix Gaston-Gouin 2002
Les matins carnivores
Poésie Dans différentes langues, j’épelle ton nom
je t’étrangle.
Je referme tous les cahiers, tous les rideaux la chambre se couvre
de portes de lumière.
Il y a qu’on avait prédit la pluie et que le chat dort
au soleil.
Dans ce journal de poésie intime où s’entremêlent souvenirs, rêves et moments sensibles du quotidien, la perte amoureuse devient le prétexte à l’exploration de l’être, à sa quête d’apprivoiser le corps, la pensée, l’émotion et le monde extérieur. A force de mots, inévitablement, la poésie trace un chemin de sens qui mène à une expérience intérieure significative. L’infini tâtonnement du inonde, l’éphémère chemin de chaque être. Toute la présence au inonde.
Martin Poirier est né en 1966 et travaille comme bibliothécaire des systèmes à l’Université de Sherbrooke. Les matins carnivores est son premier recueil. On y retrouve une suite de dix poèmes qui lui ont valu le premier prix du concours littéraire du Salon du livre de l’Estrie 2000.
POIRIER, Martin, Les matins carnivores. Les éditions Tryptique, Montréal, 2002, 75 p.



