L’Université du troisième âge
Bien implantée depuis près de trente ans, l’Université du troisième âge (UTA) de l’Université de Sherbrooke est la deuxième de la sorte au monde à avoir vu le jour, après celle de Toulouse. Elle comprend aujourd’hui plus de 25 antennes, ce un peu partout au Québec.
L’UTA, qui est en fait un programme de la Faculté d’éducation, est un concept plutôt sympathique qui se veut accessible à tous les aîné-e-s. « On veut que l’Université du troisième âge soit accessible pour toutes les personnes retraitées et pré-retraitées, qui ont plus de cinquante ans », explique le président de l’Association générale des étudiantes et des étudiants aînés à l’Université de Sherbrooke (AGÉÉAUS), Jean-Roch Perron.
Dans cette optique, l’UTA ne requiert aucun préalable. De plus, aucune évaluation des apprentissages n’est donnée, aucun crédit non plus et, donc, aucun diplôme. « Et on n’en veut pas non plus ! », précise M. Perron. En effet, les étudiant-e-s à l’UTA sont là pour le plaisir d’apprendre et non dans une perspective de carrière.
Informatique, mondialisation, féminisme, etc.
Néanmoins, les cours offerts n’en sont pas moins intéressants. Souvent axés sur des questions d’actualité, ils explorent plusieurs sujets. Par exemple, à la session d’automne 2005, on retrouve autant des cours d’informatique que des cours d’activité physique, de musique et de cinéma, ou encore des cours traitant de mondialisation, de littérature, de féminisme et de religion. Ces choix reflètent bien les intérêts de cette population étudiante, car « nous engageons les professeurs, nous faisons les programmes et demandons à nos membres ce qu’ils veulent », explique M. Perron.
« C’est super intéressant », mentionne-t-il, « parce que ça nous aiguise, ça nous stimule à aller chercher plus loin. » En effet, chaque cours, qui dure vingt heures pendant dix semaines, est à. lui seul une base qui permet aux gens du troisième âge de creuser plus à fond le sujet une fois à la maison.
En outre, bien que l’UTA soit rattachée à l’Université de Sherbrooke, elle s’autofinance entièrement, ce avec les cotisations que chaque étudiant verse obligatoirement à l’AGÉÉAUS. « L’Université de Sherbrooke ne reçoit aucun montant du ministère de Éducation pour l’UTA », précise M. Perron. Plusieurs bénévoles travaillent donc à la faire rouler et les professeurs sont peu payés, mais le font plutôt par plaisir, eux aussi. Cela fait en sorte que l’UTA dispose d’un personnel enseignant passionné et, donc, de cours passionnants.
Pour plus d’information sur l’UTA, consultez le www.usherbrooke.ca/uta ou téléphonez au 821-7630.




