Prêts pour l’offensive?

1 décembre 2004
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Citoyennes et citoyens

Pour contrer l’envahissement de notre paysage par des magasins à grandes surfaces et pour réagir face à des élu-e-s souvent peu créatifs devant un mouvement d’une telle ampleur, nous pouvons voir qu’il existe des moyens, politiques ou autres, pour agir.

À Montréal, un nouveau parti municipal, le Projet Montréal, est né depuis peu. Cette nouvelle formation politique se veut partisane d’un développement durable concret. Son premier cheval de bataille est de réduire la circulation auto mobile et, parallèlement, d’augmenter le transport en commun. Un des chefs de file du parti affirmait : « Si on se compare à la niaiserie qui nous tient lieu de gouvernance, peut-être que ça a l’air utopiste. Le projet est osé et ambitieux, mais il se situe dans la bonne moyenne de ce qu’on voit dans des villes européennes de taille comparable. Le problème ici, c’est que tout le monde parle de développement durable, mais personne n’a le courage d’agir … ».

A Sherbrooke, des initiatives donnent déjà le ton de ce qui pourrait bien démarquer le centre-ville des magasins à grande surface. La boutique T.A.F.I. et cie en est un bon exemple. Cette boutique offre des produits issus d’une organisation d’insertion sociale et d’un organisme qui travaille à partir de produits récupérés. On y retrouve notamment des produits du terroir et des produits équitables. D’autres commerces participent aussi au maintien d’un développe ment local. La Mie de la couronne sur la rue Alexandre boulange des pains et des pâtisseries biologiques inégalables. La boutique Vert-Mousse sur la rue Frontenac propose des savons fabriqués sur place, etc. De par leur enracinement dans la communauté, ces types de commerces pourraient de venir les fers de lance de notre économie dite locale.

Pour terminer, il ne reste plus qu’à faire un souhait : celui de voir naître dans notre région un mouvement qui prendrait en mains notre destinée en faisant la promotion de notre savoir-faire local. Les mouvements à travers le monde qui adhèrent à cette philosophie aux appellations diverses, ont ceci en commun : le respect de l’environnement, la qualité de vie et la valorisation de l’économie locale. Le temps est venu de soulever le débat si nous voulons préserver la santé de notre ville. N’oublions pas qu’il n’y a pas de création d’emplois réelle lorsque nous assistons à l’ouverture d’un nouveau géant, mais simple ment un déplacement de la consommation. Le véritable développement est celui qui prend en compte le respect des individus et de l’environne ment. Souhaitons à nos élu-es, à l’aube de l’année 2005, une ouverture d’esprit plus grande face à ce problème social et économique. Il en va d’une meilleure qualité de vie pour les générations futures.

 

 

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