Qu’en pensent nos dirigeants municipaux et la population

1 août 2004
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Changement dans le secteur

Le conseiller Serge Paquin déplore la disparition d’im­meubles résidentiels car une pénurie de logements sévit actuellement à Sherbrooke. Mais il se réjouît de la dis­parition de bâtisses qui avaient grandement besoin de rénovation. Il croit que l’amé­nagement de nouveaux feux de circulation dans le secteur ne constitue pas un luxe, ruais une nécessité. En effet, « [d]epuis des années, des piétons traversent les quatre voies de la rue Belvédère Sud au péril de leur vie, que ce soit pour se rendre à la caisse populaire ou à l’arrêt d’auto­bus1 ». M. Faquin soutient en plus que le projet de recyclage du secteur a grandement amélioré le paysage urbain, tout en respectant l’aspect patrimonial des bâtiments restaurés et démolis.

Le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, déclare que « [l]a fonderie Unitcast était deve­nue une nuisance publique tellement le sol était conta­miné […] . Le projet du Groupe Saint-Pierre est très intéressant puisqu’il va faire lever les autres projets autour. C’est un très grand pas en avant, un premier investissement privé dans le cadre de Cité des rivières2 ».

Enfin du changement !

De façon générale, les Sherbrookoises et Sherbrookois croient en la pertinence du nouveau développement com­mercial, puisqu’il correspond aux besoins actuels de la plupart des résidents et rési­dentes. Sans toutefois se réjouir des dépouilles du secteur industriel et par le fait même, d’une partie du patrimoine, les personnes interrogées croient en l’amélioration du secteur et à son embellisse­ment à travers la revitalisation des bâtisses. « Trop longtemps, le secteur avait été laissé à l’abandon. Il était temps que ça change I »

Les gens interrogés, automo­bilistes, piétons et piétonnes, s’unissent pour affirmer que les aménagements actuels sont dangereux, tant pour les uns que pour les autres et nécessitent des réaménagements. Mais de l’avis général, des feux de circulation installés à l’entrée de la Place Belvédère seraient en trop parce que situés entre deux intersections majeures. On pourrait néanmoins ins­taller un feu clignotant, ce qui inviterait les automobilistes à ralentir sans toutefois les contraindre à l’attente inter­minable d’un autre feu de circulation.

Quant à la station-service qui prendra forme sur le site de l’édifice Mailhot, il semble­rait que la majorité des gens interrogés soit en accord avec le projet, et ce, même si l’acha­landage automobile est important dans le secteur. Les gens appuient leur argument sur l’absence d’un tel service à proximité.

  1. BOMBARDIER, David, « Des feux de circulation à l’entrée de la Place Belvédère », La Tribune, 10 avril 2004, A4.
  2. BOMBARDIER, David, « Un premier coup de pelle vers la Cité des rivières »,La Tribune, 19mars 2004, A4.

 

 

 

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