À la suite de la polémique entourant la condamnation de l’ancien producteur artistique Guy Cloutier pour agressions sexuelles sur des enfants, la firme de sondage CROP a recueilli des commentaires auprès de la population québécoise sur la question relative au traitement médiatique des agressions sexuelles. Ce sondage a révélé que « 77 % des répondants approuvent la médiatisation récente des cas d’agressions sexuelles » ; 17 % croient que ce type de médiatisation ne fait que banaliser ces actes tandis que 1 % considèrent que les médias se contentent de faire de « l’information-spectacle » en livrant des propos sur de tels sujets. Selon un sondage dirigé par la Fondation Marie-Vincent, qui défend la cause des enfants victimes d’abus sexuels, « 91 % des répondants disent être au courant de l’affaire [Guy Cloutier] ». Ces derniers ont avoué ressentir de la colère et de l’indignation face à ce drame dans une proportion de 48 % et 33 % respectivement. Selon la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Rose-Marie Charest, la médiatisation des abus à caractère sexuel a un impact positif sur ses victimes qui se sentent appuyées par la communauté et, par conséquent, davantage à l’aise de dénoncer leur agresseur.
Source : La Presse « Agressions sexuelles — Les Québécois approuvent le traitement médiatique », 27 avril 2005, Al 8.
Tribu débarque en ville
Après la disparition de magazines et de journaux culturels tels L’Enzyme, Fusion, et plus récemment Visages, le cahier Tribu prend la relève. Offert gratuitement et tiré à 15 000 exemplaires, le bimensuel a fait son entrée sur le marché sherbrookois le 23 mars dernier ; il est disponible dans 120 points de chute sur les territoires de Sherbrooke et Magog. Tribu est le dernier-né de la famille La Tribune et du réseau Gesca, propriétaire de six autres journaux québécois dont La Presse et Le Soleil. Ce cahier se partage le marché avec Voir Estrie, journal indépendant du groupe Communications Voir. En constatant la disparition de ces médias écrits en région, le CRÉMI se questionne sur l’extinction en chaîne de journaux culturels dans l’espace sherbrookois, laissant la place à des concurrents de l’extérieur ou encore à des conglomérats de la presse. Le jeu de la concurrence n’a de cesse de faire disparaître la presse indépendante. Évidemment, le contenu local et régional nous apparaît primordial dans ce contexte…
Source : La Tribune, « Une entrée du tonnerre ! » 23 mars 2005, Al.
Trois chandelles pour Le Nouvel Espoir
Le journal de rue sherbrookois Le Nouvel Espoir, initiative du Groupement d’insertion communautaire de la Phase, célébrera son troisième anniversaire en juillet 2005. Selon les mois de parution, le bimestriel tire à 3 000 ou 4 000 exemplaires. Il permet à une douzaine de camelots de la rue de défier la mendicité et de restaurer leur dignité tout en gagnant un mince revenu. Il est vendu à travers la ville au coût de 2 $, dont 1 $ est versé au camelot. La Phase et le journal opèrent principalement sur une base bénévole ; leur survie dépend des profits générés par la vente du journal, des dons et des subventions. Le CRÉMI félicite Le Nouvel Espoir pour son initiative d’insertion auprès de personnes en difficulté et lui souhaite plusieurs chandelles à souffler au fil des ans !
Source : Groupement d’insertion communautaire de la Phase



