Échanges commerciaux

L’accroissement du volume des échanges commerciaux au niveau international et l’essor rapide de l’économie de pays comme la Chine et l’Inde donnent l’impression que l’économie mondiale est en pleine croissance. En réalité, de nombreuses populations paient cher pour cette croissance qui se fait à leur détriment. Pendant que certains pays s’enrichissent, la plupart des autres continuent de s’appauvrir. Ce développement inégal entre le Nord et le Sud démontre que richesse et pauvreté sont deux phénomènes inextricablement reliés.

Le cercle vicieux de la pauvreté s’est mis en place à l’époque où les pays européens ont conquis les peuples amérindiens, afri­cains et asiatiques, puis créé des colonies où leurs entreprises s’accaparaient les matières pre­mières. Pendant que l’Europe s’industrialisait, les pays du Sud restaient cantonnés dans le secteur des matières premières. Cette division internationale du travail a survécu à la dispa­rition des empires coloniaux amorcée après la Deuxième Guerre mondiale et les entreprises du Nord, incluant celles du Canada, continuent de se procurer à bon compte des matières premières dans les anciennes colonies de l’Europe.

Un goût amer

À titre d’exemple, le premier producteur de cacao au monde, la Côte d’Ivoire, n’a jamais pu transformer sur place une partie importante de son cacao et sur­tout exporter du chocolat (produit fini) vers l’Europe ou les États-Unis, donc vers les marchés les plus lucratifs. C’est que ces pays imposent de fortes taxes sur du chocolat importé. Aucune taxe de ce genre n’a ja­mais été imposée sur le cacao, matière première en provenance du Sud. Les emplois dans l’industrie chocolatière ont été créés principalement en Bel­gique et en Suisse.

En plus des inégalités occa­sionnées par ce système économique déséquilibré, les pays du Sud croulent sous le poids de leurs importantes dettes publiques. Ils doivent des cen­taines de milliards de dollars aux gouvernements et aux ban­ques commerciales du Nord ainsi qu’aux grandes institutions financières internationales, tel­les que la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI).

Toujours endettés

En 1980, les dettes publiques des pays du Sud totalisaient 560 milliards $ US. À la fin de 2001, selon les statistiques de la Banque mondiale, la note était de 2 450 milliards, soit près de quatre fois plus. Entre 1970 et 2002, les pays africains ont obtenu pas moins de 294 milliards $ US en prêts, ils ont remboursé 298 milliards et ils se retrouvaient avec des dettes de 200 milliards au terme de cette période.

Source : www.csisher.com

 

 

 

 

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