Un regard sur notre chez-nous sherbrookois

1 août 2006

Des réflexions et des gestes qui peuvent mener loin à partir de la vie municipale

Dossier réalisé par Isabelle Lombardo

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Ressources municipales : sport, culture et vie communautaire

Le jardin de l’autre

À la suite d’ entrevues effectuées auprès de plusieurs intervenant-es des milieux communautaire, culturel et sportif; nous avons pu dresser un portrait global et comparatif des ressources accordées par la ville de Sherbrooke à chacun des secteurs. Des propos nuancés et des informations internes remettent en question les préjugés quant à la survalorisation du sport et la négligence envers les organismes culturels et communautaires lors des décisions municipales. Mors, que tout un chacun défend tous ses propres intérêts, un consensus se dégage : la répartition de l’appui financier et logistique entre ces trois volets de gestion est relativement équitable.

En quoi la répartition des res­sources municipales peut-elle être jugée équitable lorsqu’on accorde plus de 4 millions $ pour le sport et seulement 633 450 $ pour la vie com­munautaire ? Les élu-es, les fonctionnaires et les prési­dent-es d’organismes souli­gnent les détails qu’il faut prendre en considération avant de sauter aux conclusions qui s’avèrent trop souvent erronées.

Rôle des arrondissements

Pour Jean-Yves La Rougery, du Service de coordination à la vie communautaire, il faut d’abord considérer que la gestion de ce secteur est une compétence décentralisée dans les arrondissements. Quelques organismes, dont la Coalition Sherbrookoise pour le Travail de Rue, relèvent du conseil municipal, mais en général, chaque arrondissement investit dans la vie communautaire. Pour prendre l’exemple de celui de Fleurimont qui pos­sède le budget le plus élevé, on remarque qu’aucun mon­tant n’est réservé pour le sport alors qu’environ 700 000 $ sont accordés aux organismes communautaires et de loisirs ainsi que près de 30 000 $ pour les activités/organismes culturels.

« Certes, un secteur peut tenter de défendre ses intérêts en regardant dans le jardin de l’autre, mais c’est bien plus efficace de miser sur son organisation, ses dossiers et la structuration de son plan de développement » .

Par ailleurs, l’organisme la Coalition n’a pas voulu com­menter la répartition des ressources municipales entre la culture, le sport et la vie com­munautaire. Son conseil d’administration tient à mentionner : « Il est certain que nos besoins sont grands et que les ressources muni­cipales ne peuvent les combler. Cependant, nous avons avec les élu-es, les arrondissements et les divers services muni­cipaux, une écoute et une collaboration qui ne se démentent pas avec les années, au contraire ».

Selon la Corporation de déve­loppement communautaire (CDC), il faut aussi prendre en note le coût de l’entretien des infrastructures sportives ainsi que l’ensemble des locaux prêtés par la ville pour appuyer les organismes communau­taires. Le président du Comité du sport et du plein air, Marc Denault, abonde en ce sens, en ajoutant que les infrastruc­tures sportives ne servent pas seulement qu’aux organismes sportifs. « Ce sont des arénas utilisées par le communautaire pour des assemblées, des ter­rains de soccer offerts pour des festivals culturels. Bref, c’est un juste partage qui s’effectue entre le sportif; le culturel et le communautaire ».

C’est l’avis partagé par Marc Latendresse, directeur du Service sports, culture et vie communautaire à la ville de Sherbrooke, qui mentionne qu’on ne peut pas porter un jugement comparatif entre ces trois volets. « Certes, un secteur peut tenter de défendre ses intérêts en regardant dans le jardin de l’autre, mais c’est bien plus efficace de miser sur son organisation, ses dossiers et la structuration de son plan de développement ». Il termine en soulignant que le Comité de la culture en est à sa deuxième planification de ses infrastruc­tures, alors que le Comité du sport débute sa première. Dans cette optique, ce qu’il faut évaluer, c’est la santé, le développement et le progrès de cha­que secteur, pour en arriver à une perspective beaucoup plus large et complète. Pour ce faire, le chemin parcouru dans ces trois domaines sera tracé dans les articles suivants afin de permettre vos propres conclu­sions quant aux priorités municipales en matière de sport, culture et vie communautaire.

 

 

 

 

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