La guerre contre le terrorisme et les programmes

La coopération internationale est devenue une nécessité face aux nombreuses inégalités qui ont continué de marquer les rapports mondiaux, malgré la fin de l’époque coloniale et l’accès à l’indé­pendance des pays du Sud. Le système de la coopération internationale a commencé à se mettre en place dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, alors qu’un ensemble d’institutions internationales de premier plan ont été établies. Les pays du Nord ont également instauré des structures qui visaient à soutenir le développement des pays du Sud.

Malgré les structures impo­santes mises en place pour ap­porter une aide aux pays du Sud, les pays du Nord tenaient à préserver leurs avantages éco­nomiques. Ainsi, malgré les demandes répétées du Sud, les pays du Nord restent très ré­ticents à modifier les règles du commerce international dont ils ont balisé les contours et dont ils tirent grand profit. Ces pays défendent avant tout leurs pro­pres intérêts. Ainsi, leur grande préoccupation est devenue la « guerre contre le terrorisme » et les programmes d’aide sont de plus en plus appelés à souscrire à cette nouvelle cause. Depuis ses débuts, l’aide publique au développement a aidé les gou­vernements du Sud à obtenir des résultats importants. (Voir exemples dans l’encadré)

D’autres réussites de cet ordre pourraient se faire et permettre l’éradication de la pauvreté si les fonds nécessaires étaient alloués à l’aide au développement. À ce titre, en 1970, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a en­dossé la proposition de la Com­mission Pearson en invitant chaque pays du Nord à réserver l’équivalent de 0,7 % de son produit national brut pour l’aide au développement des pays du Sud. Pourtant, 35 ans plus tard, les ‘pays du Nord, le Canada inclus, sont encore loin d’avoir atteint cet objectif L’aide de­meure donc insuffisante tant par rapport aux besoins du Sud qu’aux possibilités finan­cières du Nord.

Source : www.csisher.com

 

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Aide publique au développement

  1. En 1960, les taux de mortalité infantile en Asie du Sud et en Afrique étaient de 250 et de 275 pour 1000 res­pectivement. En 2003, ils étaient estimés à 95 et 175.
  2. Entre 1980 et 2003, l’espérance de vie à la naissance est passée de 54 à 63 ans en Asie du Sud.
  3. 3. En Asie de l’Est et dans le Pacifique, le nombre de per­sonnes disposant de moins de 1 $ US par jour pour vivre a diminué de près de la moitié ces trois dernières décennies.

 

 

 

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