Élections fédérales
Voilà c’est fait ! Nous avons un gouvernement conservateur minoritaire au Paiement canadien. Évidemment, nous pourrions nous lancer dans de savantes analyses sur le pourquoi de ce choix des électeurs et électrices particulièrement en ce qui concerne certains « phénomènes » régionaux : élection d’un indépendant au Québec, balayage conservateur dais la régi on de Québec, absence de représentation du parti élu dans les trois plus grandes villes du Canada, etc. Cependant, nous désirons nous concentrer davantage sur les impacts potentiels de l’application de certaines orientations contenues dans le programme du Parti conservateur…
Un peu plus à droite…
Nous considérons que le Parti libéral du Canada avait, en général, une orientation de droite (ou communément appelée ces dernières années le néolibéralisme), c’est-à-dire, une orientation qui favorisait le libre marché, la classe la plus riche, un désengagement social de l’État, etc. Le Parti conservateur veut nous amener encore un peu plus à droite. Son programme est basé essentiellement sur une restriction du pouvoir de l’État et des politiques favorisant l’individualisme au détriment du bien commun. Nous pourrions aussi invoquer plusieurs autres questions qui risquent de nous faire reculer comme société : mariage gai, droit à l’avortement, contrôle des armes à feu, garderies, etc.
Un des piliers importants de cette orientation néolibérale est sans nul doute ses éléments de programme concernant la fiscalité : réduction de l’impôt des grandes entreprises (de 21 % à 19 %), aucun d’impôt sur les premiers 500 000 $ de gains en capital des exploitations de pêche et d’agriculture, réduction des dépenses de l’État (sauf pour la sécurité nationale et l’armée), etc. Et le parti de Stephen Harper va-t-il vraiment respecter ses promesses sur le déséquilibre fiscal ?
Et la politique extérieure…
Un des éléments inquiétants de l’élection de ce parti est sans nul doute son orientation pro-étasunienne et pro-guerre. Sa volonté de faire voter un appui du Canada au bouclier antimissiles des USA, son fort penchant pour l’agression armée contre l’Irak, etc. ne peut que nous interroger sur notre « indépendance » nationale (canadienne) par rapport aux USA…
Bien entendu, sur l’ensemble des questions, le gouvernement conservateur sera limité dans les politiques et lois qu’il pourra voter puisque celui-ci est minoritaire. Il devra donc composé avec les partis d’opposition et l’application de son programme sera sans doute limité. Cependant, ne perdons pas de vue que les orientations fondamentales du PC et du PLC sont les mêmes : l’application du néolibéralisme à la réalité canadienne… Malgré leur couverture/couleur nationaliste, plusieurs députés du Bloc partagent ces orientations
La nécessaire lutte sociale !
Bien que les partis politiques peuvent jouer un rôle important à la Chambre des communes, nous réitérons la nécessité de la lutte quotidienne que livrent des centaines et des milliers de personnes, et ce, sous diverses formes : pétition, manifestation, occupation, lobbying, etc. La mobilisation contre l’agression année en Irak en est un bon exemple. De plus, rappelons que la quasi-totalité des politiques sociales importantes ont été gagnées par de dures luttes sociales. Les pressions « de la rue » peuvent donner des résultats :
ENTRÉE LIBRE en appelle donc à la vigilance des citoyens et citoyennes par rapport aux gouvernements en place (tant fédéral que provincial) et à la mobilisation incontournable si nous voulons obtenir une société basée sur davantage de justice sociale !




