Un atelier-galerie au centre-ville
Vendredi, 26 novembre, on répète que l’hiver est à nos portes. On y croit à peine puisqu hier le tonnerre a grondé si fort. Au centre-ville, les piétons se pressent, poussés par un vent glacial. À l’intérieur de la galerie d’art ArtAzo, il fait confortable. Dans l’atelier des artistes situé au deuxième étage, une membre, Manon Carrier, m’a raconté l’histoire de leur coopérative d’art, rue Wellington Nord, au cœur même de la cité.
La galerie ArtAzo est née de la rencontre de trois artistes, Manon Carrier, Josée Perreault et Suzanne Therrien, qui étaient à la recherche d’un lieu pour peindre. Un local déniché au centre-ville leur permet de foncer et de s’installer. En peu de temps, leur atelier devient un endroit d’animation où les activités publiques et les vernissages se succèdent pour leur plus grand plaisir.
Voir les artistes à l’œuvre
Deux ans plus tard, en 1997, l’occasion s’offre d’avoir pignon sur rue. C’est à partir de ce deuxième aménagement que s’élaborera le concept actuel de ce qui est convenu d’appeler, l’atelier-galerie ArtAzo, exposition au premier et atelier au second. Pour mettre à profit ce projet, le groupe s’adjoint deux autres artistes,
Chantal Julien et Jacqueline Plante qui a laissé depuis peu. Jeannine Bourret fait maintenant partie du groupe. Manon Carrier raconte qu’elles ont choisi la formule coopérative parce quelle « répond à leur idéal : se regrouper, produire sur place et exposer directement auprès du public ».
À voir l’accueil chaleureux de Manon Carrier, on se rend compte qu’elles sont fières de leur choix. Ici, on est loin de l’image de l’artiste vivant reclus au fond son atelier ! Chez ArtAzo, les artistes travaillent, exposent, vendent et s’entraident. Cette manière de faire leur permet de partager, entre autres, les frais de loyer et d’achat de matériels. À tour de rôle, elles s’activent au premier et demeurent disponibles auprès du public. Au fil des conversations, les réticences tombent.
Avec les années, elles ont appris à partager leur temps entre la création et leur présence dans la galerie.
Toiles et cartes de souhaits
On retrouve également chez ArtAzo des objets dérivés de leurs tableaux : napperons, sous-verres, lampes, cabarets, coussins de lecture, etc. qui sont mis en vente à travers le Québec. Manon Carrier explique que ces répliques permettent une augmentation de leurs revenus et un meilleur apprivoisement de la peinture par les visiteurs. « Point n’est besoin de comprendre dit-elle, il suffit d’apprécier. » En plus de leurs propres créations, des œuvres figuratives d’une trentaine d’artistes de la région et d’ailleurs y sont offerts : huiles, aquarelles, pastels, sculptures, bijoux, plus une grande variété de cartes de souhaits d’artistes québécois.
ArtAzo est un nom facile à retenir. Manon Carrier raconte que c’est à la suite d’une courte recherche mentale qu’elles l’ont choisi : Art pour tableau et Azo pour pigmentation. « Rien de compliqué, dit-elle, le nom correspond à la pigmentation des couleurs que l’on retrouve dans les tableaux. » Elle conclut en disant être encore autant passionnée pour son art que pour leur projet collectif. ArtAzo, une belle présence colorée au centre-ville où il fait bon s’arrêter le temps de ravir le regard.
N’hésitez pas à rendre visite à Manon Carrier et à ses associées, au 86 Wellington Nord ou encore, jetez un coup d’œil sur leur site web haut en couleurs et en variétés.



