Lutte à la mondialisation des marchés
À l’ère de la mondialisation néolibérale, plusieurs personnes persistent à croire que nous avons aucune emprise sur les décisions qui gèrent nos sociétés. Pourtant, les exemples de collectivisation existent de par le monde. La liste est plus longue et complète que l’on peut y croire : autogestion en Argentine, mouvement cittaslow en Europe, mouvement anti Wal-Mart aux États-Unis ou encore, initiative d’entrepreneurs ou de citoyens qui prennent en charge le développement de leur propre communauté. Voici des exemples de cette lutte à la mondialisation que mènent au quotidien des regroupements, des citoyennes et des citoyens.
À Dunkerque, en France, toute construction commerciale de plus de 300 m2 est soumise à l’approbation d’une commission formée de six personnes du milieu. Toujours dans ce pays, les grandes surfaces de plus de 400 m2 doivent verser une compensation dans un Fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce afin de permettre aux communes de plus de 2000 habitants de structurer la gestion de leur centre-ville.
Plus près de nous, le 7 avril 2003, la ville de Québec a mis à l’essai un moratoire sur les magasins à grande surface. Les géants du commerce de plus de 4000 mètres carrés ne pourront plus construire désormais que dans les méga-centres déjà existants. Il serait intéressant de savoir si cette décision aura de l’influence sur d’autres villes au Québec.
Par ailleurs, sous l’impulsion du mouvement slowfood1, le mouvement cittaslow propose un développement urbain en réaction aux impacts néfastes de la mondialisation marchande. En Italie, 36 villes vivent désormais sous la bannière du cittaslow ou slowcity, genre d’Union internationale des villes cordiales où il fait bon vivre. L’Union de slowcity se fonde sur les critères suivants : la valorisation des produits locaux, les marchés régionaux, la sauvegarde des coutumes locales et aussi la qualité de l’environnement.
- Slowfood : Le mouvement slowfood a été fondé à Paris, en France, en 1989. Le siège social est à Bra, dans le Piémont, au nord de l’Italie. Ce mouvement, qui travaille pour la sauvegarde des produits du terroir, se retrouve dans 47 pays avec près de 620 conviviums et 76 000 adhérents. Voir le site web de Slowfood Québec.



