Politique d’intégration et d’accueil

En période où, au Québec, on entend parler énormément d’accommodement raisonnable, plusieurs individus tentent de se montrer compréhensifs, avenants et ne veulent pas être taxés de faire preuve de racisme… Pourtant, force est de constater que des Québécoises et des Québécois ont une peur viscérale de per­dre leur culture, leur identité, leurs principes, leurs valeurs et évidemment leurs jobs !

Depuis plusieurs années, mal­gré de nouveaux critères d’ad­missibilité à l’immigration, de nouvelles politiques ainsi que l’annonce de la part des per­sonnes élues mentionnant plus d’ouverture des ordres profes­sionnels, l’accès à des emplois décents, durables et de qualité, reste un obstacle majeur pour les personnes immigrantes.

Lors du récent Forum contre le racisme et les discriminations, qui a eu lieu à Sherbrooke, il nous a été permis d’apprendre que quatre ans après l’adoption d’une Politique d’intégration et d’accueil, la Ville de Sherbrooke n’a comme objectif que l’em­bauche de 90 personnes issues des communautés culturelles d’ici 2010. Un faible ratio de 0,06 % sur les quelque 1 500 personnes qui travaillent à la ville.

Actuellement, la ville compte 14 personnes employées, mais il a été impossible de savoir s’il s’agissait d’emplois à temps partiel ou à temps plein, à con­trat à durée limitée ou à durée illimitée, dans le cadre de pro­grammes d’insertion ou d’em­ployabilité, en tant que cadres, fonctionnaires ou autres et surtout, si les postes détenus mettaient à profit leur exper­tise… Cet exemple de notre ville qui se targue d’une politi­que d’intégration, nous dé­montre un malaise ressentie à l’échelle nationale, On veut bien favoriser l’arrivée des personnes immigrantes au Québec pour régler notre problème de déna­talité et améliorer notre situation économique, mais, trop souvent, on les confine à des emplois pré­caires, à bas salaires, et ce, en bafouant leur formation et leur expérience.

Du concret SVP

Le climat de tension actuel et l’augmentation de la zénopho­bie que l’on constate, ne sont pas des facteurs aidant pour faciliter une intégration harmo­nieuse, respectueuse et réussie qui atteint ses objectifs. L’in­tégration par l’emploi a été et reste un défi énorme et déran­geant sur lequel nous devons véritablement nous pencher au-delà des bonnes intentions, des vœux pieux et des objectifs louables qui sont loin de se concrétiser.

 

 

 

 

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