Conditions de vie difficiles

1 février 2002

En 1948, l’assassinat d’un homme libéral qui combattait l’oligarchie du pays pro­voqua le soulèvement de la masse populaire en Colombie. Ainsi, plusieurs groupes de guérilla communiste se sont formés et le pays assista à la montée des actes de violence. La Colombie fut alors divisée et les groupes armés s’approprièrent des zones d’auto­défense.

 

Les Forces armées révolution­naires de Colombie (FARC) comptent aujourd’hui environ 16 000 combattants et dirigent 60 % du territoire. Il constitue le plus important mouvement contestataire du pays. lin se­cond groupe composé de 5 000 hommes, l’Armée de libéra­tion nationale (ELN), se fait aussi très influent sur le ter­ritoire colombien. Les guérillos s’opposent. entre autres. à la privatisation de leurs ressour­ces naturelles dont le pétrole. Pour mener leurs guerres, les groupes armés procèdent à des enlèvements contre rançon et imposent des taxes aux popu­lations qui travaillent dans les mines et dans la transforma­tion de la coca. En contrepar­tie, plus de 300 groupes para­militaires d’extrême droite ap­puyés de l’armée et de l’État se sont formés afin d’anéantir les guérilleros et reprendre posses­sion des territoires. Ils saisis­sent souvent les biens des com­merçants et des travailleurs affin que les marchandises ne tombent pas aux mains des guérilleros. Ainsi, même si les combats sont livrés au nom de la liberté et de la démocratie du peuple colombien, ce dernier s’avère trop souvent être l’ota­ge de la guerre civile qui per­siste.

Guerre et coca

Par ailleurs , la Colombie est reconnue pour sa production de pâte de coca qui sert dans la transformation de la cocaïne. Les paysans commencent d’a­bord par cueillir la feuille de coca qui pousse dans les mon­tagnes et une fois amassées, les feuilles sont amenées à une usine et transformées en pâte. Il s’agit là de la principale occupation de nombreux pay­sans colombiens.

Les américains disent livrer une guerre sans merci au com­merce de la drogue à travers le monde. En effet, leur stratégie a plutôt été efficace dans des pays comme la Bolivie et le Pérou, ce qui a donné lieu à un redéploiement de la culture en Colombie. Ils utilisent, entre autres, des moyens aériens pour déverser des produits chi-iniques sur tout ce qui ressem­ble à des plantations de coca, touchant parfois des cultures de bananiers. Mais plusieurs personnes verront derrière les motifs antinarcotiques des amé­ricains des moyens détournés pour combattre les groupes d’opposition armés afin de re­prendre les territoires contrô­lés par les guérilleros.

Avancées et reculs…

Depuis 1998, le président Andrés Pastrana gouverne le pays et tente des dialogues avec les groupes de libération armés. Des avancées ont été accomplies comme l’accord d’une zone démilitarisée. Mais les négociations ne cessent d’être rompues et le pays ne semble pas au bout de confron­tations. Des élections présiden­tielles sont prévues pour l’été prochain. Reste à savoir ce que les candidats auront à pro­poser aux groupes d’opposi­tion et surtout, ce qu’ils pour­ront faire pour améliorer les difficiles conditions de vie des populations.

République de Colombie

Capitale : Bogota
Superficie : 1 138 914 km2
Population : 40 803 000
Langue : espagnol
Monnaie : peso
Hôtes Internet (0/000 hab.) : 9,81

Territoires contestés îles de San Andrés, Providencia et Quinto Suaño, revendiquées par le Nicara­gua. Différend frontalier maritime avec le Venezuela sur le golfe du même nom.

 

 

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