Il prit son ouvre-bouteille, s’ouvrit une p’tite bière et alla s’asseoir sur le balcon pour « récupérer et décompres­ser » de son année.

Elle se paya le « luxe » de se lever plus tard que d’habitude et prit son temps pour déjeuner.

Voilà qu’il/elle aurait voulu se louer un petit chalet ou se payer une tournée en Gaspésie. Mais avec un revenu « flirtant » avec le salaire minimum, planifier de « grosses » vacances tient du cau­chemar. Et voilà que les deux se­maines de vacances annuelles se­ront déjà écoulées sans chalet ou Gaspésie.

Deux courtes semaines ou trois peut-être, si cela fait dix ans qu’on travaille à la même place (ah oui, il/elle n’est pas syndi­qué-e). Pourtant, il/elle a entendu dire qu’en Belgique tous et toutes avaient droit à quatre (4) se­maines de vacances annuelles payées. Bien plus, il/elle a lu qu’en Suède, au Luxembourg et en France les gens ont droit à cinq (5) semaines de vacances payées annuellement ! Et dire qu’ici on veut même pas nous accorder trois semaines.

Mais les vacances demeurent les vacances. Elle roulera sur le bicycle de son plus vieux. Il met­tra le pied à l’eau de la plage Blanchard. Ils se rencontreront peut-être à faire du pédalo, à jouer au frisbee ou à essayer le ski… Ils se croiseront peut-être dans les sentiers du bois Beckett ou du mont Bellevue. Ils regarde­ront peut-être les étoiles à partir du planétarium du mont Mégan­tic le même soir ou s’endormi­ront-ils sous une tente empruntée à une connaissance. Peut-être même qu’il/elle prendra des in­formations sur un camp de va­cances pour familles à faibles re­venus s’appelant le centre plein air « Le Soulier Vert » (563-1636). Et un bon livre de fiction ou un bon roman les attendra pour les moments !es plus calmes…

Bref, descendons du balcon ou sortons du lit et ayons l’esprit aux vacances…

Partager :

facebook icontwitter iconfacebook icon