L’ANNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE

15 février 1986

Par un samedi après-midi pluvieux et triste pour mou­rir, une bande de jeunes intellectuel-le-s, ne trouvant sans doute rien de mieux à faire, ont décidé d’envahir le Centre Cultu­rel de l’Université de Sher­brooke. Que pouvait bien mijoter cette meute de jeunes loups, ar­mée de caméras vidéo, dans ce haut lieu du savoir ??? Et par un temps pareil !!!

C’est que, voyez-vous, l’an­née 1985, qui venait à peine de se terminer, méritait bien qu’on se penche un peu sur son maigre hé­ritage. N’était-ce pas l’Année in­ternationale de la Jeunesse ? En temps normal, cette réflexion collective aurait dû se tenir dans un sinistre hangar du centre-ville, mais les restants budgétaires d’ONET (vous vous souvenez) nous ont permis de dresser ce bi­lan dans la plus totale salubrité.

Et c’est dans ce confort douil­let que les représentant-e-s de dif­férents organismes de jeunes ont passé un bien bel après-midi à discuter de l’impact de l’Année de la Jeunesse sur l’implication des 15-30 ans dans la société. On a bien jasé, bien ri, bien usé du verbe, le tout dans la franche ca­maraderie et la bonne entente qui nous caractérisent. Quant à sa­voir si cette année aura rempli son mandat de faire place aux jeunes, il semble que ces 365 jours n’auront pas suffi à faire partager nos préoccupations avec les grandes personnes. Dommage, puisque tout ce monde un peu trop adulte se prive ainsi de la créativité et du dynamisme propres aux jeunes. Parce que trop réfractaire aux change­ments, ce même’ monde condamne toute initiative jeu­nesse à la marginalisation, voire à sa disparition.

Pour notre part, nous n’étions pas pour autant à l’abri de nos propres critiques, décelant entre autres certains problèmes de communication et de solidarité entre nous. Nous étions d’ailleurs en mesure d’évaluer nos lacunes et d’en trouver les moyens d’y remédier.

Bref, et je le dis le plus sérieu­sement du monde, cette journée fut profitable pour à peu près tout le monde. D’autant plus que nous avons eu droit à une fin d’après-midi d’improvisation présentée par les Maisons de jeunes, et à deux spectacles dignes de men­tion, soit le groupe One Way et la chanteuse Micheline Goulet. (voir article page 16)

Donc, chapeau à l’organisa­teur, beau bonjour aux gens du Spot-Jeunesse pour le soutien technique et un merci tout spécial à feu ONET pour sa généreuse contribution.

FÉLICITATION POUR VOTRE BEAU PROGRAMME.

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