Le mois passé, j’ai failli jeter ma copie d’ENTRÉE LIBRE. C’est pas de ma faute, elle était cachée dans une pile de brochures publicitaires. Moi, je reste dans le champ de tire de la Place Belvédère et du Provigo un peu plus haut; ce ma­tin-là il y avait 2 supermarchés, 2 magasins à rayons et un vendeur de pizzas qui m’avaient envoyé du courrier (sans compter le feuillet paroissial).

Ça m’énerve pas mal de regar­der des photos de steak, de Bouts d’Choux, ou d’anti-sudorifique pendant que je déjeune. Je veux pas non plus me tenir au courant des spéciaux, je me connais, si j’économise sur le papier de toi­lette je vais en profiter pour ache­ter des pruneaux. Tout ce qu’ils veulent, dans le fond, c’est que j’entre dans leur magasin. Ils sont sûrs de rentrer dans leur argent, eux autres, on a déjà payé les brochures dans le prix de nos cé­réales…

Je vous dis que trier son cour­rier en pensant que c’est nous autres qui payent pour les spé­ciaux et la publicité qui tourne autour, ça met pas de bonne hu­meur le matin. En plus que le papier compte pour 20 % de nos déchets domestiques, que leur papier est pas récupérable et que nos forêts sont menacées… Là je me dis : « Ça va faire ! »

On peut toujours limiter les dé­gâts en récupérant tout ce qu’on peut. Dans le cas du papier jour­nal, ça va; Eco-Ressources tient des cabanons de récupération et la ville le ramasse pendant les cueillettes spéciales. Pour se dé­barrasser des publicités qui nous sont adressées personnellement on peut écrire à L’Association de publicité postale (130 rue Merton, Toronto, Ont. M4S 1A4) et demander que notre nom soit re­tiré de toutes les listes d’envois.

Aussi, tout ce qui porte l’a­dresse de l’expéditeur peut être retourné sans frais avec la simple mention « Retournez à l’en­voyeur ». C’est un bon coup à faire pour leur montrer ce que ça fait, le courrier inutile.

Mais, même avec tout ça, il y aura encore beaucoup trop d’ar­gent, d’efforts et de papier gas­pillés. Il faut en parler à nos mar­chands, nos représentants, répé­ter à tout le monde que le gaspil­lage doit cesser; dire qu’on est « tanné » d’accumuler des déchets et de regarder des photos de rince-bouche en se levant.

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