Les élections passent, la crise du logement demeure…
L’arrivée au pouvoir du Parti libéral laisse perplexe les associations de locataires puisque, à la lecture du programme du parti et des déclarations du Premier ministre, monsieur Jean Charest, lors de son assermentation, il y aura de toute évidence une baisse de construction de logement social par rapport au dernier budget péquiste.
Malgré les promesses du Parti libéral de respecter les engagements du gouvernement précédent en matière de logement social, l’Association des locataires de Sherbrooke (ALS) se questionne sérieusement sur la réalisation de cette promesse puisque le gouvernement libéral souhaite, pour les cinq prochaines années, rééquilibrer les finances publiques afin de combler un soit-disant déficit de quatre milliards $, des baisses d’ impôts et le gel de tous les ministères à l’exception de la Santé et de l’Éducation, ce qui engendre une coupure de 10 % pour les ministères touchés, incluant celui de l’Habitation.
L’Association des locataires de Sherbrooke entend rappeler au Premier ministre la gravité de la crise du logement et la nécessité qu’elle soit une priorité de l’action gouvernementale. La crise du logement est beaucoup trop grave pour accorder la moindre trêve au gouvernement Charest. Il se disait prêt à gouverner, c’est le temps de le montrer. Et s’il y a un dossier où il doit bouger rapidement, c’est bien celui du logement.
Pour en finir avec la crise du logement !
L’Association des locataires de Sherbrooke réclame la réalisation d’un grand chantier de logement social de 8 000 nouveaux logements sociaux par année, dont la moitié en HLM. Pour Sherbrooke, le grand chantier permettrait la réalisation de 250 nouvelles unités par année. Les programmes actuels permettent seulement la réalisation de 60 unités par année.
La ville de Sherbrooke sera de nouveau exclue du décret concernant les mesures d’urgence. Malgré les pressions exercées sur le gouvernement péquiste par l’Association des locataires et par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) pour faire reconnaître l’ensemble des villes ayant un taux d’inoccupation de 3 % et moins, le gouvernement précédent a maintenu le critère du 1,5 %et moins. Sherbrooke a un taux d’inoccupation de 1,6 % et pour plusieurs villes environnantes, le taux est inférieur à I %. De plus, le nouveau décret restreint l’accessibilité aux ménages locataires avec enfants avec un budget trois fois moins élevé qu’à l’été 2002.
L’Association des locataires de Sherbrooke et le FRAPRU demandent donc la mise sur pied de mesures d’urgence suffisantes pour l’ensemble des personnes et des familles qui se retrouveront sans logis, et ce, dans toutes les municipalités où le taux de logements inoccupés est inférieur à 3 %. Le gouvernement doit agir dans les plus brefs délais. L’Association des locataires de Sherbrooke avise le gouvernement qu’elle multipliera ses actions tant et aussi longtemps qu’elle n’obtiendra pas de réponse positive à ses demandes.
Pour informations : (819)823-9135.




