L’orthodoxie du nombril

1 avril 2002

« Ce monde est dangereux. Pas tant par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent et qui laissent faire. » Albert Einstein

La Journée du 1er mai symbolise la lutte du peuple pour accomplir un idéal de liberté et de justice pour tous et toutes. Aussi, m’apparaît-il opportun de réfléchir sur la portée de nos gestes pour tenter de faire évoluer ce monde qui semble aller plus vite que nos propres actions, et ce, dans le but d’en faire une société où le bonheur global devrait idéalement régner.

Selon moi, l’essentiel pour en arriver à une société plus juste et équitable, est de se poser la question : Que puis-je faire pour viser et faire avancer le bonheur et le bien-être global ?

Un ou des modèles ? ? ?

L’idéal du bien commun est la base des relations sociales qui permet la vie de groupe de façon cohérente et positive. Les être humains n’ayant pas atteint ce degré de perfection, se cherchent et définissent mal leur propre rôle.

L’humanité possède à son actif nombre de théories qui ont été des étapes dans l’évolution de l’idéal collectif. Ainsi, les per­sonnes militantes, intellectuel­les et autres acteurs de la vie politique s’en inspirent pour créer un modèle commun à chaque société. Malheureu­sement, la majorité d’entre eux oublient de faire appel à leur raison et finissent par croire que ces vieilles théories s’ap­pliquent aussi bien à l’époque où elles ont été conçues qu’aux réalités présentes et à venir. Eugène Ionesco (dramaturge français) affirmait que : « Vou­loir être de son temps, c’est déjà être dépassé. »

Trop d’entre eux gouvernent les différents paliers de gouver­nement comme des marionnet­tes et gérants de comptes qui passent leur temps à faire une gestion quotidienne d’illusion monétaire et, à l’aide de som­nifères appelés médias, nous maintiennent dans un état de platitude sociale stationnaire.

Il en est de même pour les militants de « gauche » qui gérant leurs syndicats de boutique, s’amusent à téter la poche du boss en mangeant un « bon steak » en sa compagnie. Nous ne pouvons non plus oublier les « anciens » acteurs sociaux (toute idéologie confondue) qui ont certes apporté leur con­tribution à leur époque respec­tive, mais qui, aujourd’hui, restent bien en selle pour gar­der leur conscience tranquille avant de quitter ce monde.

Pendant ce temps, à Washing­ton et ailleurs, des conseillers en communication-marketing et des politico-comédiens en­couragés par les hauts diri­geants boursiers recréent à chaque jour notre avenir et se réjouissent de voir leurs oppo­sants protester de façon réac­tionnaire et parfois violente, justifiant ainsi l’oppression qu’ils exercent à leur égard de façon « subtile ».C’est en pre­nant part socialement aux ac­tions et réflexions plurielles que notre vie sera à la hauteur de nos espérances.

 

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