Les élections municipales approchent et nous ne savons pas encore pour qui nous allons voter. Nous nous demandons même si ça vaut la peine de modifier ou conserver le présent Conseil de Ville. Pourtant, quand on regarde de plus près, il y a des choses importantes en jeu. Comment devrait être Sherbrooke pour les prochaines années ? D’ailleurs, que s’est-il passé pendant le dernier quatre ans ?
Nous avons demandé à des Sherbrookois-es de nous donner leur opinion sur le passé et de formuler leurs souhaits pour l’avenir. Écoutons d’abord Yves Martin, président du Comité du Quartier Centre :
« Pour les quatre dernières années, le Comité de Quartier Centre a eu comme représentants au Conseil de Ville Messieurs Jean-Yves Laflamme et Léonard T. Laflamme.
Certaines priorités revendiquées par le Comité de Quartier Centre (dont quelques-unes depuis plusieurs années) se sont vues obtenir l’appui des échevins et du Conseil de Ville. Entre autres soulignons :
- Zonage du parc London
- Aménagement aux parcs Goyette et London.
Pour ces deux dossiers, le Comité du Quartier a travaillé conjointement avec un comité de citoyens-nes.
Suite à notre demande concernant un problème de zonage et de normes pour la Maison des Jeunes du Quartier, les conseil-. lers « Lallamme(s) » ont fait en sorte que la Maison obtienne un sursis et puisse ainsi poursuivre ses activités.
Notons aussi le projet de relocalisation du Foyer de, Culture Populaire. Pour la première fois, après 14 ans, le Foyer pourra regrouper ses activités dans un même édifice de 6 000 pieds carrés. Cet édifice pourrait éventuellement devenir un centre récréatif et communautaire, projet que le Comité de Quartier caresse depuis 15 ans.
Un mandat se termine mais l’on pense déjà au prochain !
- Réalisation du centre récréatif et communautaire
- Obtention d’un gymnase
- Obtention d’un gymnase, conjointement avec la Commission Scolaire pour le Quartier Centre
- Remise sur pied du dossier sur une nouvelle bibliothèque municipale et ses points de service
- Tous les autres projets d’ordre récréatif et communautaire amenés par les organismes et regroupements de citoyens-nes reconnus dans le Quartier Centre.
Nous souhaitons, pour les quatre prochaines années, des contacts réguliers et productifs avec les membres du Conseil de Ville, car des services récréatifs et communautaires en expansion améliorent la qualité de vie des citoyens-nes. »
La continuité mais…
Denis Lamoureux, qui enseigne au Collège de Sherbrooke, y va de son commentaire :
« S’il y avait des forces de changement organisées, il serait possible de présenter des attentes face à ces élections. Comme la situation n’est pas ainsi, je voterai dans la continuité.
La ville de Sherbrooke semble relativement bien administrée; elle adopte les idées dominantes actuelles et elle le fait même bien.
L’approche communautaire et centrée sur les quartiers des SRC doit continuer.
Le projet de bibliothèque décentralisée doit aboutir.
Le développement de la politique culturelle doit avoir des suites concrètes.
Les efforts de promotion économique et touristique doivent se continuer.
La vente des terrains vacants doit s’intensifier.
Les services de la CMTS doivent continuer de se développer à la satisfaction des Sherbrookois-es.
La lutte contre la pollution de l’eau et l’aménagement des rives de la Magog et de la St-François doivent être continués.
Les élus et les citoyens-nes de Sherbrooke doivent avoir une emprise plus grande sur l’appareil décisionnel de la ville qui est de plus en plus concentré entre les mains du comité administratif et des cadres. »
Daniel Denault, président-responsable du club d’escalade, « Ti-Roc Lamontagne », lui, regrette le peu d’importance accordé au plein air (9 000 $ par année) comparativement aux sports (300 000 $). Il note d’ailleurs qu’en sports communautaires, les Sherbrookois-es sont bien desservis-es. Il voudrait qu’il en soit ainsi au niveau de l’utilisation des espaces verts, comme le bois Beckett. Pour qu’ils soient développés en fonction du plein air.
Pour cela, la Ville devra apprendre à tendre l’oreille aux revendications des utilisateurs-trices et se doter d’une politique globale. La lourde hiérarchie de la municipalité rend difficile l’implication des bénévoles.
Pornographie
Une des revendications qui rassemble le plus de citoyens-nes concerne l’étalage du matériel pornographique à l’intérieur des dépanneurs; nous savons déjà que le règlement existant sur cette question est peu respecté. Les femmes rassemblées pour la Journée d’action contre la violence faite aux femmes, le 19 septembre dernier, ont enclenché un des mouvements les plus dynamiques des derniers temps. La pétition qu’elles ont déposée au Conseil de Ville dernièrement portait la demande suivante :
« Nous exigeons que le Conseil municipal fasse respecter cette réglementation, puisque c’est sa responsabilité. »
Alors ?
N’y a-t-il pas des choses importantes que ceux et celles qui aspirent à se faire élire devraient s’engager à faire ? Surveillons leur opinion maintenant…




