Une association reconnue d’utilité publique

1 avril 2003
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Reporters sans frontières

Alors que plus d’un tiers de la population mondiale vit dans un pays où il n’existe aucune liberté de la presse, Reporters sans frontières œuvre au quotidien pour que l’information reprenne ses droits. En 2001, 31 professionnels des médias ont perdu la vie alors qu’ils travaillaient pour nous informer. Actuellement, plus de 120 journalistes sont emprisonnés dans le monde pour avoir simplement voulu exercer leur métier. Au Népal, en Érythrée ou en Chine, un journaliste peut passer plusieurs années en prison pour un mot ou une photo. Parce qu’emprisonner ou tuer un journaliste, c’est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l’information, Reporters sans frontières mène son combat depuis plus de 17 ans.

Alertée par son réseau de plus de cent correspondants, Reporters sans frontières dé­nonce les violations de la liberté de la presse dans le monde en informant les médias et l’opi­nion publique par des commu­niqués de presse et des cam­pagnes de sensibilisation.

L’association défend les journalistes, collaborateurs et professionnels des médias em­prisonnés ou persécutés pour leur activité professionnelle. Elle dénonce les mauvais trai­tements et la torture qui sont encore des pratiques courantes dans de nombreux États. L’organisation soutient les journalistes menacés dans leur pays et aide les familles privées de ressources. Reporters sans frontières lutte pour faire reculer la censure et combat les lois visant à restreindre la liberté de la presse. L’associa­tion agit également pour amé­liorer la sécurité des journalis­tes, notamment dans les zones de conflit. Elle s’engage dans la reconstruction des médias et le soutien financier et matériel des rédactions mises en difficulté.

Enfin, Reporters sans fron­tières s’est dotée, en janvier 2002, d’un bras judiciaire en créant le réseau Damoclès. Pour que les assassins ou les tortionnaires de journalistes soient jugés, le réseau inter­vient aux côtés des victimes, devant les juridictions nationa­les et internationales compétentes, afin de mettre en œuvre les actions judiciaires appropriées.

Une organisation internationale

L’action de l’organisation est relayée sur les cinq conti­nents grâce à ses sections nationales (Allemagne, Autri­che, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Suède et Suisse) et ses bureaux à Abidjan, Bangkok, Buenos Aires, Istanbul, Montréal, Mos­cou, Nairobi, New York, Tokyo et Washington. Elle travaille en étroite collaboration avec des organisations locales ou régionales de défense de la liberté de la presse, membres du « Réseau Reporters sans frontières » , qui représentent l’Afghanistan, l’Argentine, le Bangladesh, la Birmanie, Cuba, l’Érythrée, Haïti, le Pérou, la République démocratique du Congo, la Russie, la Tunisie et l’Ukraine.

Trilingue (français, an­glais, espagnol), le site de Reporters sans frontières re­cense quotidiennement les vio­lations de la liberté de la presse dans le monde. Réactualisé plusieurs fois par jour, le site fonctionne comme une agence d’information sur la liberté de la presse. Il propose aux inter­nautes de se mobiliser en faveur de la libération des jour­nalistes emprisonnés en si­gnant des pétitions. Pour con­tourner la censure, il présente des articles interdits dans leur pays d’origine, héberge des journaux qui ne peuvent être édités dans leur pays et donne la parole à des journalistes con­traints au silence. Visité cha­que mois par 35 à 45 000 personnes, i l présente égale­ment des dossiers complets sur des affaires de presse et un « baromètre » qui donne une synthèse des atteintes à la liberté de la presse au jour le jour.

Trois temps forts pour la liberté de la presse

Reporters sans frontière célèbre, le 3 mai de chaque année, la Journée internatio­nale de la liberté de la presse, et publie, à cette occasion, un rapport complet sur la situation dans plus de 150 pays. L’asso­ciation propose, par ailleurs, à des rédactions du monde entier de soutenir des journalistes emprisonnés grâce au « parrai­nage ». Une fois par an, la Journée des parrainages est l’occasion de briser le silence et de parler de la situation de ces journalistes, enfermés pour avoir voulu nous informer. L’association remet chaque année, le 10 décembre, le Prix Reporters sans frontières – Fondation de France à un journaliste qui s’est illustré dans la défense de la liberté de la presse dans son pays. Reporters sans frontières mène son combat quotidien grâce à la vente de deux magazines de photographies par an, grâce aux dons et au soutien de certaines institutions.

 

 

 

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