Une vision des actions des femmes

1 février 2003
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Le 8 mars

Pour moi, le 8 mars, Journée internationale des femmes, a toujours signifié quelque chose de spécial. Une journée de fête mais aussi de recul. Un rassemblement pour se remémorer les luttes qu’ont réalisées les femmes qui nous ont précédées. Ce lien, omniprésent, ce sentiment de former une grande famille m’a toujours impressionnée. Maintenant, à travers mon implication au Collectif pour le Libre Choix, en tant que stagiaire en techniques de travail social, j’en arrive à faire un bilan plus profond face à ma vision de cette lutte historique.

En tant qu’intervenante en devenir, je me dois de bien comprendre les objectifs, le discours que nous tenons toutes, afin de l’intégrer à mes actions et à mes inter­ventions. En tant que femme, j’ai toujours eu conscience de cette grande unité, de cette grande famille, de ce lien unique qui nous joint toutes et auquel je fais partie. Pour moi, cette union commune est le véhicule de nos valeurs. Elle permet de transmettre une idéologie soutenant nos revendications qui sont, entre autres, la lutte contre la dis­crimination faite aux fem­mes, les revendications so­ciales et économiques contre la pauvreté grandissante et de meilleures conditions de tra­vail.

Moment de réflexion

Ce rassemblement est un moment de réflexion, une opportunité d’action, de par­ler haut et fort sur la place publique de ce à quoi on croit, de ce qui alimente notre quotidien. On se rappelle les efforts, les luttes qui nous ont précédées, mais, également, qu’il reste du chemin à par­courir et qu’il ne faut pas baisser les bras. Il faut con­tinuer à foncer pour que nos actions passent aussi à l’his­toire, qu’elles portent fruit. Que ces actions soient dignes d’exemple, de marche à sui­vre, qu’on laisse en héritage aux prochaines générations qui seront nos filles et nos petites-filles.

Le 8 mars est aussi un moment privilégié pour avoir une ouverture sur le monde, pour se sensibiliser, se con­scientiser aux causes des autres femmes ailleurs dans le monde. C’est un appel à la solidarité, un geste de la main que l’on fait pour leur dire qu’on est avec elles, qu’on les supporte dans leurs dé­marches, car nous sommes leurs sœurs et nous avons toutes un point en commun : nous sommes des femmes.

Moment de répit

C’est un moment de répit pour s’arrêter, s’offrir une pause, pour regarder en arrière, voir les améliora­tions apportées par ces fem­mes, par vous les femmes, qui êtes ma mère, ma grand-mère. C’est de prendre un temps pour les remercier, de leur rendre hommage pour les gains qu’elles ont appor­tés à notre cause collective. C’est évaluer le chemin par­couru, les changements sur­venus pour mieux s’orienter dans l’avenir, pour mieux apprécier ce qui s’en vient, pour nous donner un but commun, se donner encore plus de motivation à agir, à mettre nos actions en prati­que collectivement. D’ail­leurs, les femmes n’y sont pas parvenues solitairement, car les fruits de leurs actions ont formé ce qu’est le monde actuel. Nous devons conti­nuer cette belle lutte, nous les femmes d’aujourd’hui. Il faut mettre les efforts néces­saires, se serrer les coudes pour faire appliquer tous les droits et l’égalité qui nous reviennent. À nous de perpé­tuer cette idéologie à d’autres générations !

Enfin, je trouve malheu­reux que les femmes de mon groupe d’âge soient si peu conscientisées aux revendi­cations et aux luttes des groupes de femmes. Pour­tant, elles devraient y appor­ter un intérêt particulier, car c’est leur vie de femme et de travailleuse qu’elles sont sus­ceptibles d’améliorer. C’est le résultat d’une si longue bataille où les gains ont été très importants. Il serait donc dommage de tout laisser tomber. Je suis convaincue que l’égalité peut un jour devenir une réalité quoti­dienne pour toutes les fem­mes !

Mélissa Boily, Stagiaire TTS au Collectif

 

 

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