Malgré les récents résultats encourageants des sondages BBM annonçant une hausse des cotes d’écoute de 28 % par rapport à 2003, la direction de TQS à Montréal a décidé de supprimer les bulletins d’information régionaux du midi en Estrie et en Mauricie, et ce, dès l’automne 2004.
Dorénavant, la fenêtre du « sept minutes régional » et la tribune téléphonique destinée aux gens locaux seront abolies en faveur du bulletin national. Ainsi, il semblerait que « l’émission ne fasse plus partie des options », comme le souligne l’animateur de ce bulletin du midi, monsieur Jean-François Benoît, de TQS-Estrie. Bien triste nouvelle pour nos nouvelles régionales…
Les téléspectateurs et téléspectatrices peuvent exercer une grande influence sur les prises de décision de TQS.
En Estrie, le secrétaire-trésorier de la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FMI Steve Bergeron, invite la population à se rassembler pour dénoncer l’atteinte à la liberté d’expression qu’entraînera la clôture de l’édition du Grand journal du midi. M. Bergeron souhaite provoquer le même « brassage » que lors de la menace de suppression du bulletin régional du midi de la station CKSH, à l’automne 2000 et qui a survécu, heureusement. Toujours selon Steeve Bergeron, les téléspectateurs et téléspectatrices peuvent exercer une grande influence sur les prises de décisions de la direction de TQS. Voilà pourquoi il vaudrait la peine de manifester ouvertement son mécontentement. Déjà, le mouvement de mobilisation prend de l’ampleur. Le député bloquiste Serge Cardin, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) de même que l’Association des policiers et policières de Sherbrooke (APPS) se sont joints à la FPJQ. On sent que la bataille ne fait que commencer pour la population d’ici, qui ne digère pas qu’on lui interdise l’accès à ce lieu de débats publics sur les enjeux régionaux tel que représente actuellement l’édition du Grand Journal du midi à TQS-Estrie.
Source : La Tribune, mai 2004



