Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a élu en octobre dernier, son huitième Secrétaire général, Ban Ki-moon, un diplomate d’origine sud-coréenne. Il succède ainsi à Kofi Annan, qui avait occupé ce poste durant dix ans.
Au moment de son élection au poste de Secrétaire général de l’ONU, M. Ban était ministre des Affaires étrangères et du commerce de la République de Corée. Il a toujours défendu la vision d’une péninsule coréenne pacifique, assumant un rôle important en faveur de la paix et de la prospérité dans la région et dans le monde.
192 États membres
Certains ont dit de M. Ban, qu’il pourrait être favorable aux intérêts américains. N’a t-il pas déclaré peu après son élection, vouloir « combler le fossé » entre son organisation et les États-Unis ? Pour d’autres, comme Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix à l’Université de Montréal et Jean-François Lévesque, de la Chaire de recherche du Canada en politique étrangère et de défense canadiennes à l’UQAM, rien n’est sûr. Bien qu’il vienne d’un pays « essentiellement sous protectorat américain où sont déployés 40 000 hommes du Pentagone » et qu’il a « une bonne connaissance de la culture américaine et une expérience des institutions américaines « M. Ban, selon eux, sera davantage influencé par le poste et les responsabilités qui en découlent. On avait dit la même pour son prédécesseur. Une chose est sûre cependant, il est beaucoup moins coloré que Kofi Annan. « Les journalistes m’appelaient l’anguille glissante parce qu’ils ne pouvaient jamais m’attraper » a-t-il déclaré récemment. Son but est de ne pas déplaire les attentes des 192 États membres. Entre temps, il compte élever les critères éthiques auprès de l’organisation et donner le feu vert à une réforme du Conseil de sécurité.
Donnons la chance au coureur et attendons de voir quel sorte de leader planétaire se cache sous cette« anguille glissante » !
Source : Site web de l’ONU
La Presse, 17 déc., 2006, 2 Plus




