100ème numéro
Le journal au fil des ans – Pour être informé « autrement »
C’est avec un brin de fierté mêlé de nostalgie pour quelques-uns d’entre nous, que nous vous présentons, aujourd’hui, ce 100e numéro d’Entrée Libre sous une nouvelle mise en page et un tout nouveau logo. Mais que de chemin parcouru depuis la parution de son premier numéro le 15 janvier 1986 !
En effet, c’est en février 1985 que ridée d’un média écrit communautaire en milieu populaire a germé dans la tête de quelques personnes, si bien que dès janvier 1986, le premier numéro officiel est publié. Le journal fait son entrée sur la scène sherbrookoise dans le quartier Centre-Sud-Ouest où il est distribué gratuitement. Motivée par l’importance d’un outil d’information populaire, sa première équipe s’entend sur les objectifs et moyens à adopter pour en faire un tel outil.
Objectifs et moyens
Cette jeune équipe veut offrir aux citoyens et citoyennes du quartier un moyen d’expression et de promotion pour leur participation auprès des organismes communautaires et populaires. De plus, l’équipe désire que le contenu oriente leur réflexion de manière à la rendre critique face à leur réalité quotidienne au point de vue social, politique, économique et culturel.
Dès le départ, les rencontres d’équipe s’élaborent en collectif où toute décision prise se fera de façon démocratique. Encore aujourd’hui, l’équipe de rédaction fonctionne de cette manière. Dès ses premières parutions, Entrée Libre est apparu comme un outil d’éducation populaire autonome. Sa diffusion maximale d’information dans ses pages s’accompagne d’un espace publicitaire limité s’appuyant sur un code d’éthique minimal qui ne tolère aucune image ou propos sexistes, racistes, militaristes ou antidémocratiques. Au contraire, le journal privilégie une publicité informative et éducative tout en étant conforme avec les normes ou lois présentement en vigueur.
Ses chroniques régulières sur les médias, l’aide juridique et l’assurance-chômage ont su témoigner de leur influence sur la vie courante des gens.
Au fil des ans
Au fil des ans, le journal a maintenu une constance sur les dossiers traitant du développement économique et social du centre-ville; des transformations urbaines du quartier et de l’apport des organismes de défense de droits auprès des plus démunis. D’hier à aujourd’hui, ses chroniques régulières sur les médias, l’aide juridique et l’assurance-chômage témoigner de leur influence sur la vie courante des gens. Des dossiers plus pointus ont également retenu l’attention des lecteurs et lectrices, entre autres, la situation des travailleurs et travailleuses dans le domaine du textile; le dossier sur la légalisation des drogues douces et enfin, le dossier annuel sur la solidarité internationale grâce à une longue collaboration avec le Carrefour de Solidarité Internationale.
Aujourd’hui, le journal tire à 9000 exemplaires et déborde limites du quartier où on le retrouve à la bibliothèque municipale Éva-Senécal, à l’Université de Sherbrooke, au Collège de Sherbrooke ainsi que dans plusieurs cafés répartis sur le territoire de la Ville. Avec ce centième numéro, le journal est fier de souligner l’apport de plus ou moins 1000 collaborateurs et collaboratrices bénévoles, qui sans leur fidèle militantisme, n’aurait pas permis sa poursuite. Un journal communautaire oui, mais aussi une entrée libre à la vie démocratique pour être informé « autrement ».




