Dans la perspective du développement durable

17 avril 2007

Le plan d’urbanisme

Dans le plan d’urbanisme présenté par la Ville de Sherbrooke pour les années 2006-2016, aucune mesure n’est prise pour diminuer les gaz à effet de serre (GES) dans notre municipalité. C’est là que le bât blesse. Regardons-y de plus près.

Tous les scientifiques sont d’ac­cord sur le fait que la plus grande menace dont nous aurons à faire face dans un avenir très rappro­ché est l’augmentation des gaz à effet de serre et, de plus, ils jugent leurs prévisions inap­propriées avec la réalité. Elles sont en deçà de ce qu’ils avaient prévu. L’automobile est l’élé­ment qui participe le plus à l’augmentation des GES et nous retrouvons absolument rien qui ralentira son usage dans le ter­ritoire de la ville. Au contraire, l’usage de l’automobile sera nécessaire pour de simples petites commissions, en quin­caillerie, par exemple, augmen­tant ainsi notre participation à l’augmentation de ces GES.

La problématique des GES réside dans la consommation à outrance de tout ce que l’on n’a pas besoin. Parce que c’est disponible, souvent, on achète. Ce genre de consommation, avec l’automobile, constitue la plus grande menace à notre planète. Nous avons la connais­sance des causes, il nous reste à trouver la volonté de con­sommer différemment.

Si l’aménagement de notre ville comportait des éléments de dis­persion de la circulation auto­mobile, par exemple, la fermeture de certaines rues qui dé­bouchent sur les artères princi­pales, le trafic se disperserait de façon moins intense sur la même artère. Cela aurait pour effet de diminuer le trafic sur la rue augmentant ainsi la qualité de la vie familiale dans cette rue.

Pourquoi pas essayer

Des tentatives pourraient être faites sans frais ou presque, en mettant des blocs de béton indiquant ainsi le sens de la cir­culation. Imaginez alors la rue Québec fermée sur Portland et ouverte sur Prospect ! Cela aug­menterait grandement la quié­tude de la rue et la vie de quar­tier de cette rue. Le coût pour le faire : quelques blocs et un peu de temps de la part de la ville. On pourrait évaluer à très peu de frais les conséquences sur le milieu d’une pareille ini­tiative. Est-il possible que cela pourrait favoriser l’éclosion de la vie de quartier ?

L’autre initiative qui pourrait être prise en compte, est l’éta­lement de l’heure de pointe. Pourrait-on réfléchir sur les heures d’entrée au travail ? Est-il obligatoire que tout le monde doive entrer à huit heures trente ? Pourrait-on s’asseoir et voir comment des facultés et pavillons pourraient décaler leurs heures d’entrée, facilitant le flux dans les rues de Sher­brooke ? Encore une fois, cela ne coûte rien ou presque de l’es­sayer, tout apportant des résul­tats peut-être insoupçonnés.

Reprenons notre ville et soyons-en fiers !

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  • Lucien Paquette, de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées (AQDR), juge que l’agrandissement du plateau Saint-Joseph va favoriser la ghettoïsation des personnes âgées dans ce secteur comme c’est le cas actuellement aux abords du Carrefour de l’Estrie.
  • J-Guy Saint-Gelais, de la Commission des aînés de l’Estrie a déclaré : « Les quartiers vont se vider graduellement de leurs personnes âgées, si bien que la vie économique et communautaire va décliner. »

Pour plus d’informations sur la Coalition Sherbrooke Milieu de Vie et le plan d’urbanisme, visitez notre site Internet ou contactez-nous au 819 82-4644.

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