Pour les piétons et piétonnes
La signalisation aux feux de circulation est-elle sécuritaire pour les piétons et piétonnes, ici et ailleurs ? Cette question découle du fait qu’à différents coins de rue, la signalisation change de règles pouvant ainsi semer la confusion.
Ces changements de systèmes de signalisation nous obligent à nous adapter constamment. L’adaptation ne semble pas si évidente car même un policier, qui s’est fait demander sur quel bouton d’appel on devait appuyer pour traverser dans la direction voulue, s’est avéré incapable d’y répondre. Cette irrégularité ajoute au stress dû à la vulnérabilité d’une partie des piéton-ne-s qui risquent leur vie face à ces véhicules métalliques. De plus, l’illogisme remarqué à quelques intersections est flagrant lorsque les personnes doivent traverser la rue pour aller appuyer sur le bouton d’appel. Il faut donc souvent traverser le même coin de rue pour se retrouver du côté où l’on était et continuer vers sa destination. Cela entraîne un risque grandissant, sans compter l’attente à n’importe quelle température. On observe ce phénomène à Sherbrooke, aux coins King/Alexandre et Belvédère/Rand.
Rouge ou vert …
Le fameux « virage à droite » autorisé à différents feux rouges ajoute un élément à identifier (Y a-t-il une indication et où ?) tout comme on se demande ce qui se produira après avoir appuyé sur le bouton d’appel : un simple feu vert ou le « petit bonhomme » ou encore après un long moment, « ça ne fonctionne pas ». Pour rester fidèle à l’irrégularité, ces autorisations ne concernent pas tous les feux de circulation, ne sont pas indiquées de la même façon et les horaires varient. On peut rater son droit de passage pendant qu’on cherche, surtout si la forme physique, entre autres, n’y est pas. Cela peut ressembler à un jeu vidéo, avec la différence qu’on peut y perdre gravement.
À pied ou en auto …
Le « vitrage à droite » amène un autre facteur favorisant l’erreur humaine, compte tenu de l’attitude très souvent irrespectueuse d’un grand nombre d’automobilistes. Il y a également des intersections où les conditions sont clairement à améliorer. Avez-vous déjà traversé à pied le coin Galt-Belvédère, en partant du côté nord-est ? Le bouton d’appel est situé au milieu de la chaussée, sur un terre-plein que l’on peut atteindre en traversant un virage à droite intermittent. Avez-vous remarqué que, trop souvent, les automobilistes sont très pressés et bien plus que les piétons et piétonnes, même en temps de pluie, de grêle, de grand froid et de rafales ? De même le droit à l’erreur de la part des piéton-ne-s sans faire perdre le respect (la patience) des automobilistes devrait faire l’objet d’une campagne de sensibilisation.
Si dans le quotidien, nous acceptons de vivre en péril ou de risquer la vie ou la santé de nôtre prochain, il est facile de comprendre l’indifférence dans les gestes face aux guerres qui sévissent ailleurs et à l’abus de pouvoir répandu à la grandeur de la planète. S’il est bien de maîtriser sa peur, est-il sensé de ne pas dénoncer une telle situation quotidienne pour les piéton-ne-s plus vulnérables ? Je ne parle pas de prendre des risques en ski ou en parachute. Je considère que ce besoin de circuler en sécurité maximale est un besoin vital comme ceux de la nourriture, du logement, du vêtement et autres.
Je vois également que ce virage à droite sur feu rouge reflète parfaitement le virage à droite amorcé par le gouvernement précédent et poussé plus loin par le dernier élu. Serait-ce une publicité subliminale ? Le « rouge » permettrait au plus ou moins nanti-e-s de bénéficier de plus de privilèges. Il favorise davantage l’abus de pouvoir et l’oppression subis par les plus vulnérables (personnes non-protégées par le métal de l’industrie de l’automobile). Il y a bien sûr la rentabilité financière probable découlant d’amendes relatives à un grand nombre de transgressions de la loi déjà enregistrées. Aussi, qui sera de la partie pour s’assurer que des changements adéquats soient adoptés ?



