7e édition
Souvent parent pauvre de la diffusion cinématographique, le court-métrage commence à gagner en popularité dans la région sherbrookoise. En effet, depuis quelques années, on organise fréquemment des soirées de visionnement, notamment au Théâtre Granada. Dés la rentrée, on aura droit à la septième édition du Festival du court-métrage de Sherbrooke (FCMS). Le lancement se tiendra le 31 août prochain, à 19 heures, au bar universitaire Le Kudsak. L’entrée est gratuite.
Le 8 septembre prochain, à 19 heures 30, c’est au Théâtre Granada que se déroulera la soirée du volet thématique « Prends ça court ! », événement présenté à chaque mois à Montréal depuis 2000. Le coût d’entrée est de six dollars.
Le lendemain, au même endroit et à la même heure, les cinéphiles adeptes de courts-métrages originaux pourront satisfait’ e leur curiosité au cours d’une soirée consacrée à des œuvres professionnelles primées lors de festivals. Au menu : œuvres québécoises, canadiennes, françaises, espagnoles et allemandes… Une excellente occasion de se familiariser avec ce qui se fait ailleurs dans le monde.
Enfin, le 11 septembre, les amateurs pourront assister à un gala au cours duquel on présentera des « œuvres réalisées par les quatre lauréats du concours de l’édition 2004 ainsi que les films réalisés par les Kinoïtes dans le cadre du jumelage avec Kino Sherbrooke »1. Cette soirée se tiendra dans les murs de la Polyvalente Louis St-Laurent, à East Angus.
Le FCMS valorise la production dite indépendante via l’un de ses trois volets, l’amateur, les deux autres étant le thématique et le traditionnel. Ces œuvres sont réalisées dans des conditions minimales, avec un budget restreint, à savoir moins de dix mille dollars. Elles ne sont pas nécessairement impeccables au sens technique mais elles font preuve d’imagination et d’originalité, et sont assez amusantes, semble t-il… C’est ce type de productions que l’on pourra voir au Kudsak, le 31 août prochain.
Voilà donc une bonne raison de se déplacer pour voir ces mini-films concoctés par des passionnés de la chose cinéphile ; en ‘effet, on a rarement l’occasion de voir des courts métrages avant le déroulement d’un film au cinéma et à la télévision, à moins de regarder, dans ce dernier cas, Télé-Québec ou Radio-Canada à des heures impossibles, généralement tardives…
D’ailleurs, pour le cinéma, ce serait une excellente idée de présenter de courts-métrages en guise « d’amuse-gueule » ou de prélude à la présentation d’un long-métrage. Cela est généralement possible lors de festivals mais en dehors de ces manifestations, on n’en voit à peu près jamais. De cette façon, on éviterait la flopée de bandes-annonces interminables et autres publicités tapageuses que l’on sert habituellement aux spectateurs-trices dans les salles. Ainsi, on formerait peut-être (qui sait) le public de demain pour ces courtes œuvres filmiques, souvent percutantes !
- Extrait du dossier de presse remisa la conférence de presse du 4 août dernier, tenue au Théâtre Granula.




