Ville de Sherbrooke
Le 13 mai dernier a eu lieu une activité intitulée « Bilan et perspective en matière d’immigration » organisée par la Ville de Sherbrooke. Une soixantaine de citoyens et citoyennes et/ou d’organismes ont participé à cette activité qui avait lieu à l’école secondaire du Phare. Des discussions et idées découlant de cette rencontre, il en est ressorti un élément clé, important et sans équivoque : l’intégration des communautés culturelles demeure un défi de taille !
Pourtant, il existe à Sherbrooke plusieurs organismes œuvrant auprès des communautés culturelles et immigrantes. Pour n’en nommer que quelques-uns parmi ce grand nombre, il y a le Service d’aide aux Néo-Canadiens (SANC), le Service d’aide aux travailleurs immigrants (SATI), Actions interculturelles de développement et d’éducation de l’Estrie inc. (AIDE), le Centre pour femmes immigrantes de Sherbrooke (CFI), la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie (FCCE), les organismes de francisation, etc. C’est sans oublier que la Ville de Sherbrooke a déclaré vouloir jouer un rôle en se dotant, en mai 2004, de la première politique municipale en matière d’intégration au Québec. Il n’en demeure pas moins que l’intégration des communautés immigrantes reste des plus difficiles et des plus délicates.
Avoir son statut
Si le terme « préjugés » est souvent associé aux difficultés que rencontrent les nouveaux arrivants afin d’expliquer leur intégration difficile, il apparaît que l’accès à l’information n’a jamais été aussi présente pour les Sherbrookoises et Sherbrookois. Mais alors, qu’est ce qui contribue à ce que l’intégration de ces communautés soit et demeure une problématique ?
Il faut bien comprendre que les néo-Canadiens peuvent détenir l’un ou l’autre des statuts suivants : les immigrants qui viennent de plein gré au Canada afin d’améliorer leurs conditions de vie, et souvent celles des membres de leurs familles (que ces derniers soient ou non au Canada), ainsi que de s’intégrer et de participer à la vie de leur nouvelle communauté ; ou alors, ils sont réfugiés de leur pays d’origine, et espèrent trouver dans leur terre d’accueil des conditions leur assurant une dignité et une qualité de vie. Dans les deux cas, alors, l’intégration est indispensable.
La Ville de Sherbrooke a donc dressé un plan visant cette intégration car les Néo-Canadiens font partie de notre paysage. Ils forment certes des communautés parfois visibles, mais ce sont des Canadiens. Les grandes lignes de ce plan sont de favoriser l’accès aux services municipaux à tous les citoyennes/citoyens issus de l’immigration, d’encourager la représentativité des personnes immigrantes dans tous les secteurs d’activités municipales, de favoriser le rapprochement interculturel, et, finalement, de développer un partenariat avec ces communautés.
Définition de la politique de la Ville de Sherbrooke en matière d’immigration : « Assurer une accessibilité à ses services, à ses emplois et aux différentes sphères de la vie municipale aux citoyens de toutes les origines et favoriser le développement d’un sentiment d’appartenance à la communauté sherbrookoise, et ce, en collaboration avec les différents acteurs concernés ».
À cet effet, un Comité des relations interculturelles et de la diversité a vu le jour en janvier 2006. Il est constitué de conseillers municipaux, de représentants des arrondissements, de Loisirs-Sports Culture Vie communautaire, du Collège de Sherbrooke, de Chambre de commerce, d’un représentant de la communauté d’accueil ainsi que d’un citoyen issu de l’immigration, de la FCCE, du SANC, de l’Université de Sherbrooke, d’Emploi-Québec, du CSSS-IUGS (Centre hospitalier universitaire) et de la Commission scolaire de Sherbrooke (CSRS). C’est donc dire que plusieurs acteurs s’attardent à favoriser cette cohabitation entre Sherbrookoises et Sherbrookois de toutes origines. Si des graines de ce comité ont été semées, il n’en reste pas moins que beaucoup d’efforts et d’attention seront nécessaires au fleurissement de notre communauté. Les structures sont en place, et c’est à tous et chacun d’y mettre son grain de sel ; d’y démontrer que l’ouverture qui caractérise notre société québécoise n’est pas que fiction ou réputation, mais qu’elle est bien réelle et qu’elle fait notre fierté !




