La qualité du service dans une garderie privée : Un exemple local

18 août 1986

L’éducation ne relève pas exclusivement du système scolaire. Les enfants fréquentant une garderie sans but lu­cratif peuvent s’attendre à y trou­ver un milieu qui favorise leur développement (affectif, social, intellectuel et moteur).

Différents groupes patronaux réclamaient, lors des rencontres préliminaires à Décision 85, que le gouvernement du Québec fa­vorise l’établissement de garderies privées à but lucratif.

Que fait le secteur privé dans ce domaine ?

Au printemps 86 l’Office des services de garde rendait une vi­site de routine dans une garderie privée à but lucratif de la région de Sherbrooke.

On y découvrit que cette gar­derie, possédant un permis lui permettant d’accueillir 32 enfants, fonctionnait avec près du double d’enfants.

Une source sûre m’affirmait qu’au niveau de la pouponnière, l’éducatrice devait fréquemment s’occuper de 9 enfants âgés de 3 mois à 18 mois. Le ratio établi par l’Office des services de garde concernant ce groupe d’âge est de 5 enfants maximum pour l’a­dulte.

La situation a été corrigée depuis la visite de l’Office, mais pour combien de temps encore ?

Est-ce bien différent dans les autres garderies privées à but lu­cratif ? Il est grand temps que des organismes voués au respect de la petite enfance mènent une étude sérieuse sur ces milieux de garde.

Messieurs les sages (Gobeil et cie) permettez-moi de douter des vertus du secteur privé.

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