L’éducation ne relève pas exclusivement du système scolaire. Les enfants fréquentant une garderie sans but lucratif peuvent s’attendre à y trouver un milieu qui favorise leur développement (affectif, social, intellectuel et moteur).
Différents groupes patronaux réclamaient, lors des rencontres préliminaires à Décision 85, que le gouvernement du Québec favorise l’établissement de garderies privées à but lucratif.
Que fait le secteur privé dans ce domaine ?
Au printemps 86 l’Office des services de garde rendait une visite de routine dans une garderie privée à but lucratif de la région de Sherbrooke.
On y découvrit que cette garderie, possédant un permis lui permettant d’accueillir 32 enfants, fonctionnait avec près du double d’enfants.
Une source sûre m’affirmait qu’au niveau de la pouponnière, l’éducatrice devait fréquemment s’occuper de 9 enfants âgés de 3 mois à 18 mois. Le ratio établi par l’Office des services de garde concernant ce groupe d’âge est de 5 enfants maximum pour l’adulte.
La situation a été corrigée depuis la visite de l’Office, mais pour combien de temps encore ?
Est-ce bien différent dans les autres garderies privées à but lucratif ? Il est grand temps que des organismes voués au respect de la petite enfance mènent une étude sérieuse sur ces milieux de garde.
Messieurs les sages (Gobeil et cie) permettez-moi de douter des vertus du secteur privé.




