Dans le contexte social actuel, le chiffre 65 a une résonance presque fatale. Est-ce que fatalement on devient vieux à 65 ans et automatiquement incapable de continuer à travailler ? La mise à la retraite obligatoire d’une personne qui veut et qui peut continuer à travailler paraît non seulement cruelle au départ, mais crée dans plusieurs cas des situations pénibles et difficilement acceptables. « Mettre à la retraite une personne en pleine possession de ses moyens, contre sa volonté, cela équivaut presque à la tuer ». « J’ai pris l’initiative de partir de ma propre volonté avant qu’on m’y oblige… on a plus de chance de bien accepter sa retraite si elle découle d’une décision personnelle. »
En 1977, le sénateur David Croll disait : « Les personnes âgées devraient élever la voix et affirmer leurs droits. La retraite forcée est une injustice.
Les personnes âgées veulent être jugées selon leurs capacités et non selon l’âge chronologique ». « Time Magazine » rapportait en 1977 qu’il y avait plus de gens qui se battaient pour continuer à travailler que pour cesser de le faire à 65 ans. « Retirement in Canada », une étude du Conseil de la santé et du bien-être du Canada, rapportait que près du tiers des hommes retraités ont pris une retraite forcée.
Extrait de Ma caisse, vol. 18, no 3, « La retraite : un sommet à préparer » disponible dans les caisses populaires et d’économie Desjardins.




