Santé globale et politique

1 Décembre 2005

Billet

Voilà un terme de plus en plus utilisé : santé globale. Un concept qui, entre autres effets, tend à améliorer l’approche de notre médecine occidentale dite traditionnelle. Nous reprochons souvent à cette dernière de considérer l’être humain par son corps seulement et en pièces déta­chées. Le terme santé globale concerne l’état physique, émotionnel et psychique. Par conséquent, il prend en considération plusieurs aspects de vie qui influencent l’état général d’une personne. Parmi les besoins les plus souvent identifiés, nous trouvons l’alimentation, l’exercice physi­que, l’environnement sain, les loisirs et les médecines douces lorsque nécessaires.

Il y a toute une panoplie de thérapies d’épanouissement personnel. Plusieurs d’entre elles ont des approches de grande qualité mais sont acces­sibles à des prix souvent exor­bitants. Comme dans bien des domaines, ce qui est bénéfi­que devient souvent un sujet d’exploitation commerciale. On assiste alors à une consom­mation effrénée d’objets et de services qui se transforme en industrie de l’ésotérisme. Une diversité incroyable de pro­duits semblent tous indispen­sables dans la pratique de ces méthodes. Une multitude d’écoles, de cours indépendants, de stages ponctuels et de voya­ges initiatiques ont vu le jour comme autant de religions. Il semble aussi que tout ce qui sonne ésotérique soit attirant comme l’exotique paraît l’être. Pour sauver leur peau, on dirait que les gens sont prêts à payer bien cher et à y consacrer une grande part de leur énergie.

L’individualisme

Toutefois, je ne rejette pas la santé globale comme mode de vie et je crois qu’elle doit in­clure plusieurs genres d’inté­rêts, dont l’aspect politique de notre vie en société. j’ai cons­taté, qu’en général, les person­nes qui s’intéressent à ces thé­rapies d’épanouissement per­sonnel prônent l’individua­lisme. Cet état de fait est forte­ment suscité dans bien des écoles de pensée et est même profitable à ceux et celles qui veulent garder le pouvoir financier sur notre bout de terre, voire sur la planète entière.

On oublie que de porter at­tention à l’individu n’exclut pas la collectivité. La société est aussi un lieu propice au travail sur soi. L’un n’exclut pas l’autre. L’information en général est un atout. Que dire de l’infor­mation dite politique ? La santé globale ne saurait s’en pas­ser. La politique teinte tous les aspects de notre vie. S’en in­former pour exercer des choix adéquats afin d’améliorer nos conditions de vie en général devrait faire partie de nos prio­rités et, pas seulement nos con­ditions de vie personnelles mais également celles de tous les êtres humains !

 

 

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