Une chorale des Philippines à Sherbrooke !

1 février 2002

À quelques semaines d’avis, un projet des plus intéressants tombe entre les mains du Cojité celui d’accueillir à Sherbrooke une chorale de jeunes filles des Philippines, Motivé à l’idée de recevoir ici des jeunes d’une autre culture, le Conté se lance tête première dans la planification et les préparatifs !

Eh quels préparatifs ! En effet, monter un spec­tacle à trois semaines d’avis n’est pas de tout re­pos ! Mais l’occasion était trop belle puisque la chorale Kaibigan, en tournée au Québec pour souligner le 20e anniversaire de la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, ne passerait pas deux fois.

Chants d’ici et d’ailleurs

Ainsi, en collaboration avec le Carrefour de solidarité internationale (CSI), le Cojité devait trouver un endroit où loger et nourrir les 19 jeu­nes filles et leurs interprètes en plus d’une salle pour le spectacle et d’un autre chœur qui assu­rerait la deuxième partie et le tout… gratuite­ment ! Un véritable tour de force en quelque sorte ! Mais grâce à la précieuse collaboration des Sœurs de la Présentation de Marie et de l’ensemble vocal Tiens, Tiens, Tiens d a été convenu que la chorale serait hébergée et chan­terait à la Maison Rivier. en compagnie de l’en­semble vocal du Collège de Sherbrooke. Pour sa première activité d’envergure, le Cojité ne pouvait pas mieux choisir, lui qui a comme but de susciter la solidarité entre les jeunes d’ici et d’ailleurs en favorisant, entre autres, l’échange interculturel. Ainsi, des jeunes de la région sont restés après le spectacle afin de partager quel­ques instants avec les gens des Philippines.

Ces jeunes filles de 10 à 17 ans, remplies de sou­rires et de vie, participent au programme de la Fondation Kaibigan, mot philippin qui signifie ami+. La Fondation, parrainée par les Œuvres du Cardinal Léger, les accueille et les aide à che­miner malgré la pauvreté. La chorale devient pour elles une façon honorable de gagner des sous tout en sensibilisant le public à la réalité des enfants défavorisés. Puisque des enfants sans famille et sans le sous, les Philippines en comp­tent plus qu’il n’en faut En effet, plus de 2 millions de personnes, principalement des en­fants et des adolescents, vivent dans la rue. Manille, la capitale. en compte plus de 100 000 à elle seule. Pour survivre, ces enfants vendent des fleurs, des journaux.._ et parfois se vendent eux-mêmes. La Fondation Kaibigan leur offre de l’aide sous différentes formes : écoute, éducation, soins de santé préventifs et curatifs, en plus de fournir un lieu où ils peuvent créer et s’amuser. Ainsi, on y retrouve des classes de sport, d’art dramatique et de chant

Le Cojité est très fier de cette activité qui a permis à de futurs stagiaires et à un public chaleureux de découvrir lm visage de la culture philippine; le mél arme de chant traditionnel philippin et de quelques chansons québécoises rassemblant, le temps d’une soi­rée, deux continents éloignés.

 

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