De plus en plus de jeunes partent à la découverte du monde. Curieux, à la recherche du voisin et d’eux-mêmes, ils rêvent de dépaysement et de rencontres inédites. Les stages en pays de développement deviennent pour eux une clé sur le monde. Et si, de retour au bercail, on leur permettait de découvrir le monde… d’ici ?
C’est en fait ce qu’a pensé le Secrétariat international du Québec par l’entremise de son programme Québec sans frontières. Ce dernier permet à des jeunes de 18 à 35 ans de poursuivie leur engagement international et de découvrir d’autres facettes du monde de la coopération en effectuant un stage de travail dans un organisme de coopération internationale (OCI). Ainsi, depuis deux ans. le Québec compte, dans une quinzaine d’organismes, des jeunes tout azimut qui désirent voir l’autre côté de la coopération. Le Carrefour de solidarité internationale (CSI) ne fait pas exception à la règle, accueillant pour la seconde fois un stagiaire OCI.

Le CSI et les jeunes…
Le 31 mars dernier. Guillaume Paul-Limoges, stagiaire OCI au CSI, organisait une journée retrouvailles des anciens stagiaires outre-mer de l’Estrie. Il est ressorti de ce rassemblement que les jeunes désireux de s’impliquer pourraient le faire par l’entremise d’un comité jeunesse. De là est né le Comité Jeunesse Internationale de l’Estrie, le Cojité.
Aujourd’hui, en tant que nouvelle stagiaire OCI. je participe à la mise en place du Cojité et fait le lien entre ce dernier et le CSI Ce mandat est pour moi une façon de continuer l’expérience outre-mer, puisque les connaissances acquises à l’étranger prennent une toute nouvelle dimension lorsqu’elles sont partagées. Un stage en coopération internationale n’est pas un voyage comme les autres. Il nécessite une préparation., une ouverture d’esprit, un goût du défi et de l’aventure.. Des stagiaires pleins de rêves, il en passe au CSI. Par l’entremise d’un volet jeunesse fort, nous souhaitons les sensibiliser au fait que les notions acquises lors du stage outre-mer sont une source incroyable d’apprentissage et qu’ils peuvent contribuer. par leur implication, à changer le monde, petit à petit !
En tant que stagiaire OCI, j’apprends tous les jours une foule de choses tant sur le plan de la coopération internationale que régionale. Après avoir souhaité découvrir le monde, je m’adonne au plaisir d’explorer d’autres facettes, celles de mon milieu. Peut-être vous semblent-elles moins téméraires, mais elles sont tout aussi nobles Que ce soit par l’intégration d’anciens stagiaires aux activités du Cojité, à la préparation de formations pré-départ pour des participants ou à la sensibilisation du public à la solidarité internationale, j’apprends à voir la coopération sous un autre angle. C’est pour moi une façon de garder toujours en mémoire ce temps passé dans un village du Sénégal ou cet autre à regarder les enfants courir dans un bidonville de Bolivie; une façon de poursuivre mou expérience, une expérience sans frontières.



