Méga CPE = pollution augmentée

1 novembre 2005

Le gouvernement y a t-il songé mais l’implantation de méga-centres de la petite enfance encour­raient une augmentation de déplacements pour les parents ? C’est sans compter, dans bien des cas, du temps supplémentaire pour effectuer un trajet plus long et une hausse des frais de transport. Vu sous un angle environnemental, nous devons considérer le facteur de pollution provenant de tout le transport additionnel qui serait engendré par une centralisation des CPE.

Selon moi, c’est un effet négatif majeur du projet. Il se rajoute aux autres inconvénients dé­noncés et qui sont d’une en­vergure malsaine et certaine. Notre gouvernement semble négliger les effets destructeurs de nouvelles organisations. Peut-être le fait-il innocem­ment ? On prône le dévelop­pement durable (DD) et, en même temps, on favorise des systèmes qui, mine de rien, exi­gent une plus grande consom­mation d’essence. Cette façon de faire dégénère en destruc­tion durable (DD). Ces grands centres entraîneraient la fer­meture de plusieurs garderies de quartiers, faute de subven­tions adéquates.

Les parents concernés par ces fermetures feraient face à des changements importants et coûteux. En effet, ceux qui n’ont pas d’automobile mais qui peuvent s’en payer une, ou presque, seraient fortement incités à s’en acquérir. Au cas où l’actuel gouvernement n’y aurait pas pensé, la plupart qui peuvent à ce jour mener leurs enfants dans une garde­rie de quartier, ou près de leur lieu de travail, devraient se ren­dre beaucoup plus loin, et ce, matin et soir. Plus de temps, plus de frais, plus de pollu­tion ! Pourraient-ils se conso­ler en disant qu’ils contribuent davantage à l’entretien de l’in­frastructure nécessaire à l’automobile, devenue presque obligatoire ? Toutefois, sans auto, ils pourraient passer plus de temps en déplacement quo­tidien pour économiser ou protéger l’environnement ; ou déménager près de ces méga-centres et payer des frais de déménagement. Ce projet of­fre différentes opportunités : acheter une automobile, dé­ménager, allonger le transport et démissionner. Maints choix que l’on peut agencer Tout est permis. Permis ?

Qui sont ces gens qui élabo­rent ce genre de projets ? Sont-ils lents d’esprit ou d’es­prit tordu ? Qui emménagerait dans ces quartiers ? Ceux qui n’ont pas d’auto, des environ­nementalistes mordu-e-s, des personnes encore capables de se payer un déménagement, des gens mieux nantis si le quartier en est un de mieux nanti-e-s ? Devrons-nous augmenter no­tre consommation d’essence au nom de l’économie ?

 

 

 

 

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