Brigades d’information citoyenne
La mission première des Brigades d’information citoyenne est de permettre aux brigadiers et brigadières d’information citoyenne, un partage égal du savoir. Nous avons le droit de savoir que le néolibéralisme est une idéologie politique qui « ignore les personnes humaines, et encore plus, les droits que ces personnes détiennent ou devraient détenir ».
Fascicule des BIC, « Néolibéralisme et les droits humains », p.5.
CAP-MONDE Regroupement syndical et communautaire dans la lutte pour une mondialisation démocratique et solidaire.
L’ATTAC a été fondée en juin 1998 à Paris.
Le projet des BIC (Brigades d’information citoyenne) découle d’une alliance entre la coalition CAP-Monde (Coalition pour l’avenir du monde) et ATTAC-Québec (Association pour la taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens), ainsi que leurs dérivés regroupant des syndicats et des organismes communautaires, religieux et écologistes du Québec. L’idée s’inspire de la campagne d’alphabétisation de la population cubaine menée dans les années 1960 et qui a connu un succès inégalé : le taux d’illectrisme fut réduit de 35 % à 3 % en un an seulement.
Dans une optique d’éducation populaire, les centaines de brigadiers et brigadières formés au. Part National du Bic près de Rimouski en juin dernier, s’engagent à rendre contagieuse leur connaissance du néolibéralisme, de sorte qu’elle devienne épidémique. Pour ce faire, une trousse constituée de 14 fascicules exposant les effets néfastes du néolibéralisme sur des secteurs de l’activité humaine tels la santé, l’éducation, les droits et libertés ainsi que les femmes, sera mise à la disposition des formateurs et formatrices. Cet outil de base vulgarisé constitue une référence pour déclencher les discussions entre les personnes réunies autour du brigadier ou de la brigadière. Par la suite, les gens formés sèmeront leurs connaissances à travers la population qui, à son tour, répandra ses acquis. Il s’agit, en quelque sorte, d’une « pyramide d’éducation populaire ».
Vers une démocratie « démocratique »
Le projet des BIC ne se veut aucunement partisan. Sa mission première est de permettre aux brigadiers et brigadières d’information citoyenne, un partage égal du savoir. Comme êtres humains, nous sommes fondamentalement égaux et, de ce fait, nous possédons tous et toutes les mêmes droits de savoir et de comprendre. Ainsi, nous avons le droit de savoir que le néolibéralisme est une idéologie politique qui « ignore les personnes humaines, et encore plus, les droits que ces personnes détiennent ou devraient détenir1 ». En réduisant au maximum l’intervention de l’État, son but est de permettre aux riches de s’enrichir sur le dos des moins bien nantis. Nous avons le droit de comprendre que nous pouvons, en tant que citoyen et citoyenne, faire un poids sur la balance de la machine néolibérale en nous unissant et en partageant notre savoir. Car même en politique, il est vrai que le savoir, c’est le pouvoir, soit celui d’exercer son droit de vote en toute lucidité ; celui de choisir non pas un leader politique, mais un être humain à notre hauteur qui saura tenir compte de nos vrais besoins et celui d’affirmer librement et sans amertume : « Un vote, ça compte ! Et le mien aussi ! »
- Fascicule des BIC, « Néolibéralisme et les droits humains », p.5.




