La fièvre du hockey frappe le Québec en entier. Les séries éliminatoires sont actuellement en cours. À moins de se boucher les oreilles ou de s’enfermer chez soi pour un mois, on entendra beaucoup parler de hockey durant les prochaines semaines.
Peu importe les résultats obtenus lors de la saison régulière, durant les semaines qui viennent, les équipes qui participent aux séries vont tout faire pour… gagner. On verra que tous les moyens sont bons pour arriver au sommet.
On engage un ou deux fiers-à-bras pour intimider l’adversaire. On donne des leçons de boxe à ses joueurs (les Canadiens ont déjà fait cela). Les bâtons vont servir à ralentir l’adversaire, accrocher, frapper… au visage, etc. Où est rendue la rondelle… ?
De temps à autre on entend des gens se plaindre que le hockey est devenu un sport violent et que des mesures devraient être prises pour corriger la situation. Paroles en l’air… rien ne bouge.
Les médias ont un rôle à jouer pour changer la situation. Tout d’abord cesser de mettre en évidence les joueurs qui posent des gestes violents.
Qui n’a pas remarqué les photos de bagarre présentées en première page des quotidiens. Qui n’a pas vu au ralenti à la télévision des gestes antisportifs posés par un joueur (accrochage, coups de bâton) ou des reprises de bagarres.
J’ai même lu, il y a peu de temps dans un journal local, le commentaire suivant : « Parmi les joueurs de l’équipe présentés aux convives, John Kordic a certes été le plus applaudi : ça démontre ce que peuvent soulever quelques bons coups de poing… » Si ce n’est pas encourager la violence au hockey, je me demande bien ce que c’est ?
Certains amateurs de hockey aiment ce genre de jeu que l’on appelle « agressif » ou « rude » (expressions utilisées par la majorité des journalistes sportifs).
Il y a même des « obsédés » qui vont jusqu’à enregistrer toutes les bagarres au hockey. Ils s’échangent les bandes vidéo et organisent des partys… ils regardent pendant 1 , 2 ou 3 heures de bagarres.
Heureusement la majorité des amateurs/trices de hockey préfèrent le jeu rapide et enlevant plutôt que les éternels accrochages qui ralentissent une partie.
Une campagne est actuellement en cours pour inciter les jeunes à laisser de côté la violence. La Régie de sécurité dans les sports invite les jeunes à jouer au hockey de façon honnête, en respectant l’adversaire. C’est ce qu’on appelle le « fair-play ».
Qui aura gain de cause, la Régie des sports ou la Ligue nationale de hockey ?
Qui saura convaincre les jeunes… le gros bon sens de la Régie ou les gros bras (Nilan, Hunter et compagnie) ?
Tant et aussi longtemps que des mesures sévères ne seront pas prises pour éliminer la violence des matchs de hockey, les « casseurs de gueule » vont influencer les jeunes, les inciter par leur exemple à pratiquer un style de jeu dangereux… pour sa vie et celle des autres.




