Sur un air d’été… suffocant

1 août 2006

Les concerts à la Place de la Cité

Avec le retour des jours ultra-humides, le grand public avait de nouveau envahi la Place de la cité pour entendre des artistes d’ici. Nous avons passé une belle soirée, celle du 17 juillet, à suer à grosses gouttes avec l’ensemble Séquence. Un extrait du dépliant de la programmation des concerts explique : « ce quatuor de saxophones côtoie le jazz et le classique avec une approche contemporaine », bien qu’eux-mêmes nous aient déclaré pratiquer davantage le jazz que le répertoire classique.

Nous avons passé une belle soirée avec un peu d’humour et quelques clins d’oreille au public.

On a pu entendre de belles lignes mélodiques, lyriques, quelques envolées dans le suraigu et des moments de recueillement et de contem­plation. Malgré cette chaleur et le ton austère de ce type de formation pour un public non averti, il y avait une bonne foule, juste un peu plus dégarnie que le lundi pré­cédent. Nous avons été agréablement surpris par la cohésion des musiciens et par la qualité de leur jeu en solo. Quelques interventions entre les pièces ont permis de présenter les composi­tions qu’ils allaient inter­préter, entre autres, celles du Québécois Rémi Bolduc – un de leurs professeurs – et du saxophoniste cubain Paquito D’Rivera. Un peu d’humour ici et là et quelques clins d’oreille au public, par exemple, le saxo alto jouant les premières notes d’un vieux hit de Glenn Miller, « In die mood… »

Malgré l’absence d’une sec­tion rythmique, le groupe s’est très bien débrouillé pour conserver le rythme tout au long de ses interprétations. Bref, une belle surprise pour l’auteur de ces lignes, certes passionné de jazz mais qui avait quelque doute avant le concert. Séquence a conclu sa prestation avec des ragtime, histoire de faire swinguer son public et d’amadouer les non-initiés au jazz con­temporain, autrement dit, la majorité de l’assistance (sur­tout lors d’un concert gratuit).

Accordéon classique musique populaire

En deuxième partie, on a pu entendre le duo composé du violoniste Marc-André Gauthier et du joueur d’ac­cordéon classique (bayan), Vladimir Sidorov. On a eu l’impression que le public s’était surtout déplacé pour eux. Ils ont soulevé la foule avec des thèmes populaires bien connus. La pièce la plus impressionnante avait pour titre « Le train roumain », avec les rugissements du bayan imitant un train filant à pleine vapeur. Le duo a aussi joué du tango, de la musique tsigane et une jolie version de circonstance de « Summertime », après laquelle nous avons discuté avec une charmante femme blonde portant une robe blanche qui avait l’air très enthousiasmée par ce qu’elle entendait. Elle prenait des photos avec son compact numérique et se trouvait à être… la copine de monsieur Sidorov. Dans l’ensemble, les deux musiciens se sont donnés à fond, quoique le violoniste avait un peu tendance à en faire trop pour épater le public. Mais il est vrai que le répertoire s’y prêtait et que la foule était ravie. Quant à moi, j’ai autant été séduit par la musique…que par la présence de madame Sidorov à mes côtés !

 

 

 

 

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